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Wall Street finit en nette hausse en dépit d'une actualité calme

12/06/2012 04:41 EDT | Actualisé 12/08/2012 05:12 EDT

La Bourse de New York a fini en hausse mardi dans un marché toujours aussi vulnérable à l'Europe d'où aucun nouveau développement majeur n'a émergé: le Dow Jones a pris 1,31% et le Nasdaq 1,19%.

Selon les chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a pris 162,57 points, à 12.573,80 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 33,34 points à 2.843,07 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 est monté de 1,17% (+15,25 points) à 1.324,18 points.

Les cours ont évolué "en forte hausse" en dépit d'une actualité assez pauvre, a noté Peter Cardillo, de Rockwell Global capital.

Pour lui, la véritable explication doit tenir dans un appel lancé par le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer. Dans une tribune publiée par le Wall Street Journal, il a plaidé pour que la Banque centrale européenne (BCE) et les banques centrales deviennent la "colonne vertébrale" de cette Union bancaire dont rêvent nombre de responsables européens.

En particulier, le gouverneur de la Banque de France a souligné que la création d'une autorité unifiée de supervision était la "condition préalable" à la mise en place d'un fonds unique de garantie des dépôts bancaires.

Selon lui, un tel fonds aurait un "pouvoir de feu massif", dans la mesure où il recevrait le produit d'une taxe versée par toutes les banques et où il pourrait emprunter sur les marchés.

"C'est le seulement élément très positif, je ne vois que ça" pour expliquer la forte progression des marchés américains, a dit M. Cardillo.

"Il y a toujours des spéculations sur une nouvelle vague d'assouplissement monétaire" de la part de la banque centrale américaine (Fed) pour stimuler l'économie américaine, a remarqué pour sa part Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management. "Mais c'est déjà le cas depuis quelques semaines".

L'Europe a ainsi continué à inquiéter, alors que les taux obligataires de l'Espagne et de l'Italie grimpaient en flèche, le rendement espagnol étant à son plus haut historique.

"L'aide aux banques espagnoles est déjà derrière nous. Les taux de l'Espagne et de l'Italie sont en hausse et le marché spécule désormais sur la possibilité d'un plan d'aide au gouvernement espagnol cette fois, et peut-être également à l'Italie, la crise continue", a relevé en outre Dick Green, de Briefing.com.

Le marché obligataire a reculé légèrement. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a avancé à 1,661% contre 1,600% lundi, et celui à 30 ans à 2,772% contre 2,723%.

sab/mdm

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