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Une femme nommée à la tête de la police nationale sud-africaine

12/06/2012 07:15 EDT | Actualisé 12/08/2012 05:12 EDT

JOHANNESBOURG, Afrique du Sud - La police nationale sud-africaine est désormais dirigée par une femme, pour la première fois de l'histoire du pays, a annoncé le président Jacob Zuma mardi.

Le précédent chef de la police nationale s'est retrouvé au coeur d'un scandale de mauvaise gestion financière, tandis que son prédécesseur a été condamné à la prison pour corruption.

La nomination de Mangwashi Victoria Phiyega à la tête de la police nationale survient en plein débat sur la capacité des responsables à lutter efficacement contre les taux élevés de crimes violents en Afrique du Sud. Le président Zuma, qui a suspendu l'ancien chef de police Bheki Cele il y a sept mois, est accusé d'être trop lent à réagir aux préoccupations du public face au travail de la police.

Selon un rapport publié en février, Bheki Cele a violé des lois et des règlements en ne procédant pas à des appels d'offres pour la location des commissariats de police.

Jacob Zuma a annoncé mardi qu'il avait congédié Bheki Cele. La rumeur circulait depuis plusieurs jours dans les médias sud-africains.

Le prédécesseur de M. Cele, Jackie Selebi, purge une peine de 15 ans de prison pour corruption, après un procès qui a montré qu'il était allé faire des virées dans les magasins avec un trafiquant de drogue en échange d'informations au sujet des enquêtes policières.

Mangwashi Victoria Phiyega dirige présentement une commission présidentielle chargée d'évaluer la viabilité et l'efficacité des entreprises publiques sud-africaines.

Lors de l'annonce de sa nomination mardi, le président Zuma a affirmé que Mme Phiyega avait «une riche expérience en tant que haute responsable qui comprend bien la responsabilité du gouvernement dans la lutte contre la criminalité et les devoirs liés à la gestion des biens de l'État».

L'Alliance démocratique, le principal parti d'opposition en Afrique du Sud, a salué le congédiement de Bheki Cele, mais s'est dit déçu du choix de sa remplaçante, estimant qu'elle manque d'expérience dans le domaine policier.

«Nous aurions espéré que le président aurait agi pour rétablir la confiance du public envers le Service de police d'Afrique du Sud en nommant une personne ayant une capacité démontrée à combattre le crime et à gérer la police», a affirmé le parti dans un communiqué.

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