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Terre-Neuve: les députés se préparent à une deuxième nuit de débats

12/06/2012 09:25 EDT | Actualisé 12/08/2012 05:12 EDT

SAINT-JEAN, T.-N.-L. - Alors que les députés fédéraux à Ottawa se préparent pour un marathon de votes sur le projet de loi omnibus de mise en oeuvre du budget, ils peuvent trouver inspiration chez leurs cousins provinciaux de Terre-Neuve-et-Labrador.

Les politiciens aux yeux troubles devaient entreprendre tard mardi une deuxième nuit à l'assemblée législative de Saint-Jean pour débattre des modifications proposées aux lois provinciales sur l'accès à l'information.

Les membres de l'opposition des partis néo-démocrate et libéral ont dit avoir l'intention de débattre des changements proposés jusqu'à ce que le gouvernement progressiste-conservateur majoritaire mette fin aux travaux.

Le leader du gouvernement en Chambre, Jerome Kennedy, a indiqué qu'il laisserait la séance extraordinaire, qui a démarré lundi après-midi, se poursuivre pour au moins une ou deux autres nuits.

Les propositions controversées empêcheraient la publication de notes ministérielles et retireraient l'accès au vérificateur général à bon nombre de documents, tout en permettant aux organismes publics et aux ministères de rejeter les requêtes considérées «contrariantes» ou «frivoles».

Le projet de loi 29, qui a passé l'étape de la deuxième lecture mardi, est perçu par les leaders de l'opposition et le chien de garde Démocratie en surveillance comme une action régressive qui transformerait la loi sur l'accès à l'information et la protection de la vie privée en une loi sur le secret.

«Monsieur le président, le droit à l'information en est un d'importance, un droit que l'on doit protéger et surveiller. Mais il n'est pas absolu», a dit le ministre de la Justice, Felix Collins, au cours de la période des questions, mardi.

«Nous devons trouver un équilibre entre donner aux gens l'accès à l'information, mais aussi être de bons intendants des actifs du pays et des documents et données du pays», a-t-il ajouté.

Les échanges étaient souvent musclés en chambre mardi, alors que la durée des débats approchait 24 heures. Les membres de l'opposition remettaient en question la logique du gouvernement et faisaient valoir des propos tenus par l'ancien premier ministre conservateur Danny Williams alors qu'il était dans l'opposition.

À l'époque, M. Williams avait accusé les libéraux de ne pas en faire assez avec les mesures d'accès à l'information ayant déjà été perçues comme un symbole de transparence dans la province. Il avait été critiqué par la suite pour avoir procédé à des changements ayant en fait commencé à limiter cet accès.

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