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Syrie: les observateurs de l'ONU empêchés d'arriver à Haffé (ONG)

12/06/2012 09:31 EDT | Actualisé 12/08/2012 05:12 EDT

Les observateurs de l'ONU ont été empêchés mardi par des habitants soutenant le régime syrien d'arriver à Haffé, dans le nord-ouest du pays, rapporte une ONG syrienne, qui craint une attaque imminente de cette ville par les forces du régime.

"Les habitants du village de Chir, qui soutiennent le régime, ont empêché les observateurs de l'ONU d'arriver à la localité voisine de Haffé en s'allongeant sur la route par où devaient passer les véhicules des Nations unies", a précisé le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) Rami Abdel Rahmane.

Les forces du régime bombardaient mardi violemment cette localité de la province de Lattaquié, suscitant les craintes d'un vaste massacre. L'OSDH a fait état de "dizaines de blessés, dont certains grièvement" mardi dans ces bombardements, qui ont été lancés il y a huit jours par les forces du régime qui veulent prendre le contrôle de cette région.

L'agence officielle Sana a accusé pour sa part les observateurs de l'ONU d'avoir renversé en voiture des habitants de Chir, "blessant trois d'entre eux".

"Les habitants de la province de Lattaquié ont tenté de raconter leurs souffrances, provoquées par les groupes terroristes armés, à une équipe d'observateurs qui passait dans leur village. Mais ceux-ci ne les ont pas écoutés et (...) les ont écrasés avec une de leur voiture", a affirmé l'agence.

Il n'a pas été possible dans l'immédiat d'avoir la réaction des observateurs déployés en Syrie pour surveiller une trêve qui n'a jamais été respectée.

Haffé, dans la province de Lattaquié (nord-ouest), est considérée comme stratégique en raison de sa proximité avec Qardaha, ville natale du président Bachar al-Assad.

Selon une militante sur place à Haffé, "les chars de l'armée sont aux portes de la ville" désertée par la majorité de ses 30.000 habitants.

Lundi, les Etats-Unis se sont dits inquiets que le régime ne prépare un nouveau massacre à Haffé et l'émissaire international Kofi Annan et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon ont réclamé un accès de l'ONU à la localité.

rd-rm/vl

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