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Marco Di Vaio a tenu à s'entraîner malgré un voyage-éclair en Italie

12/06/2012 02:21 EDT | Actualisé 12/08/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Marco Di Vaio a tenu à s'entraîner une première fois avec ses nouveaux coéquipiers de l'Impact, mardi, même s'il devra se rendre en Italie pour répondre jeudi aux questions des autorités dans l'affaire des matchs truqués.

Ce dossier, qui risque de faire beaucoup de bruit en Europe ces prochains mois, ne devrait toutefois pas être une distraction au sein de l'Impact puisqu'on ne s'attend pas à ce que Di Vaio fasse l'objet d'accusations. On compte surtout l'interroger dans l'espoir qu'il puisse partager des éléments d'information.

Di Vaio a d'ailleurs fait remarquer que tous les joueurs de Bologne, le club avec lequel il s'alignait en Serie A avant de se joindre à l'Impact, avaient été convoqués pour une audience. Il a fait savoir qu'il quittera en direction de l'Italie mercredi et reviendra à Montréal vendredi.

«C'est à propos d'un match disputé en 2011 qu'on croit être suspect, alors je dois retourner par devoir, a indiqué le numéro 9 de l'Impact. Ce n'est pas un très bon moment pour le football italien. Mais ceci est peut-être l'occasion de repartir à zéro, d'essayer de trouver les problèmes et de les corriger afin de faire les choses de la bonne façon.»

Jesse Marsch a dit ne pas s'attendre à ce que cette histoire ait des répercussions à Montréal.

«Je ne crois pas, parce que l'implication de Marco à ce niveau est nulle. C'est juste qu'il doit y aller afin de fermer le dossier dans son cas», a indiqué l'entraîneur-chef du onze montréalais.

Di Vaio s'est exprimé en italien au moment de répondre aux questions sur le scandale des matchs truqués. C'est toutefois en français qu'il a d'abord parlé de sa première journée au boulot, à l'occasion d'un entraînement tenu au Complexe sportif Claude-Robillard. Une première qu'il a tenu à devancer afin d'être fin prêt pour le premier match qu'il espère disputer, soit celui du 27 juin à Montréal contre le Toronto FC.

«Marco est revenu tôt de ses vacances parce qu'il avait le sentiment qu'il avait besoin de le faire pour être fin prêt pour ce match-là, a souligné Marsch. Ça montre son dévouement à l'endroit de cette équipe, le niveau d'enthousiasme qu'il a, et à quel point il comprend ce que son arrivée signifie.»

Di Vaio a dit avoir apprécié son premier entraînement, ainsi que les discussions qu'il a pu avoir avec quelques joueurs, dont le capitaine Davy Arnaud ainsi que ses compatriotes Bernardo Corradi et Matteo Ferrari. Il a indiqué qu'il était trop tôt pour juger du niveau de jeu chez l'Impact, et qu'il lui faudra quelque temps encore avant qu'il ne s'adapte complètement à sa nouvelle équipe. Tout comme il faudra du temps pour que ses coéquipiers s'adaptent à lui.

«Bien évidemment, ce n'est pas facile pour moi. Ce n'est pas évident de s'adapter aussi rapidement aux autres joueurs, aux entraîneurs. Mais je me suis bien senti. On a fait du bon travail, a dit l'Italien de 35 ans. C'est bien de commencer à travailler, de rencontrer mes coéquipiers.»

«C'était une bonne première journée pour lui, et un bon moment pour commencer à l'intégrer, a dit Marsch. Je crois que l'adaptation se fera sans heurts puisqu'il connaît déjà certains joueurs dans l'équipe. Et aussi, dans mes discussions avec lui, il est vite devenu clair que nous partageons les mêmes idées en matière de soccer.

«Mais avant tout, c'est un joueur intelligent, a ajouté l'entraîneur. Des gars comme ça s'adaptent à n'importe quelle équipe.»

Même s'il vient à peine de terminer sa saison en Serie A, Di Vaio n'a pas trouvé difficile de renouer avec le foot après de courtes vacances en Floride.

«Non, au fond c'est bien pour moi, a-t-il affirmé. On va travailler pendant quatre mois encore (en MLS), alors si je m'étais accordé de longues vacances, ç'aurait été plus difficile pour moi de revenir. C'est mieux comme ça.»

Di Vaio a par ailleurs assuré que la communication ne sera pas difficile avec les autres membres de l'Impact, même s'il ne parle pas l'anglais.

«On va parler un peu en italien, un peu en français, un peu en anglais et un peu en espagnol... Alors à la fin, on va bien communiquer.»

Di Vaio a eu droit à une entrée en matière assez aisée avec l'Impact, mardi. Il s'est entraîné avec l'ensemble de ses coéquipiers au cours de la première demi-heure d'entraînement, à l'occasion d'un match intra-équipe disputé sur une moitié de terrain.

Il s'est ensuite rendu sur un terrain de baseball avoisinant afin de disputer un autre match simulé, sur surface encore plus petite, sous la supervision de l'entraîneur adjoint Mauro Biello. Il était accompagné de six coéquipiers, dont les convalescents Nelson Rivas et Sanna Nyassi, pendant que les titulaires continuaient de s'entraîner sur le terrain principal.

Rivas pourrait être disponible pour le match de samedi face aux Sounders de Seattle. Il s'agira alors du premier match de l'Impact cette saison dans un stade Saputo fraîchement rénové. Il restait encore 4000 billets disponibles, mardi, dans l'enceinte qui a maintenant une capacité de plus de 20 000 places.

«Les gens ont la perception, avec les foules de 60 000 personnes qui ont rempli le Stade olympique, que tout est vendu. Mais ce n'est pas le cas, a tenu à souligner le vice-président de l'Impact Richard Legendre. Puisque l'équipe n'a pas joué depuis trois semaines, on sent qu'il y a un redémarrage à faire.»

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