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Le pétrole remonte à New York, porté par les propos de Mme Merkel

12/06/2012 09:37 EDT | Actualisé 12/08/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole repartaient en hausse mardi à New York, après avoir terminé à un plus bas en huit mois la veille, porté par des propos rassurants de la chancelière allemande Angela Merkel pour l'Europe dans un marché toujours inquiet pour la demande mondiale.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet montait de 52 cents par rapport à la clôture de lundi à 83,22 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

En légère progression à l'ouverture, les prix du pétrole sont partis plus nettement en hausse à la suite de commentaires d'Angela Merkel qui a déclaré mardi que l'arrêt des réformes structurelles serait "fatal" à l'Europe, ce qui a suscité l'enthousiasme des courtiers.

"Que ce soit pour le cuivre, l'or, ou le brut, les propos de Mme Merkel (...) soutiennent les cours (des matières premières) car ils vont dans le sens de davantage d'intégration (économique) en Europe, davantage d'aide entre les pays et ils laissent entendre que l'Allemagne sera là, sous certaines conditions, pour aider" l'Europe, a commenté Bart Melek, de TD Securities.

"Mais je ne pense pas que ce rebond va durer", a-t-il ajouté.

En effet, pour de nombreux analystes, "le marché poursuit sur sa lancée de la veille", a noté Andy Lipow, de Lipow Oil Associates, où les cours du pétrole avaient effacé leurs gains de la matinée pour clôturer à leur plus bas depuis octobre, dans un regain d'aversion pour les actifs jugés les plus risqués, comme les matières premières.

Outre la frilosité ambiante et des craintes persistantes pour la situation économique et financière d'une zone euro qui continuait à plomber le moral des courtiers, inquiets pour la demande mondiale, les analystes regardaient également avec nervosité du côté de la production.

A la veille d'une réunion de l'Opep mercredi et jeudi à Vienne, des commentaires du ministre saoudien du Pétrole Ali al-Nouaïmi exerçaient une pression sur les cours, M. al-Nouaïmi ayant appelé à une hausse des quotas de production de l'Opep.

"Ces commentaires pèsent car ils laissent entendre que l'Arabie saoudite n'a pas l'intention d'abaisser son niveau de production en dépit des demandes d'autres pays inquiets d'une situation de surproduction", a précisé M. Lipow.

Un avis que partage les analystes de Commerzbank pour qui "si la production se maintient à son niveau actuel, le marché mondial du brut risque d'être confronté à une situation de surplus d'environ un million de barils par jour au cours du second semestre de l'année, ce qui pèserait d'autant plus sur les cours".

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