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Le nom de Darryl Sutter rejoindra ceux de Duane, Brent sur la coupe Stanley

12/06/2012 04:19 EDT | Actualisé 12/08/2012 05:12 EDT

LOS ANGELES, États-Unis - Le nom «Sutter» sera encore une fois gravé sur la coupe Stanley.

Après plus de deux décennies à rouler sa bosse dans le hockey professionnel, Darryl Sutter a finalement obtenu le droit de ramener le trophée chez lui à Viking, en Alberta, comme ses frères Duane et Brent ont pu le faire avant lui. Il a eu la clairvoyance de répondre à l'appel téléphonique de son bon ami Dean Lombardi pendant qu'il travaillait dans sa grange, en décembre dernier... et le reste de l'histoire est connue.

Le vétéran entraîneur ne savait pas grand-chose sur les Kings de Los Angeles quand le poste lui a été offert, si ce n'est qu'il s'agissait d'une équipe bourrée de bons joueurs.

«Je n'avais pas tort», a souligné Sutter.

Les membres de ce groupe talentueux ont brandi la coupe Stanley à tour de rôle sur la patinoire du Staples Center, lundi soir, après avoir éliminé les Devils du New Jersey lors du sixième match de la finale. Le trophée est éventuellement arrivé dans les mains de Sutter et il a lui aussi levé la coupe en signe de triomphe, un moment qu'attendait depuis longtemps le deuxième plus vieux des six frères de la famille à avoir atteint les rangs de la LNH.

Il n'aurait pu y avoir de meilleur antidote pour une équipe qui ne répondait pas aux attentes.

Les Kings étaient perdus dans la brume quand le fermier s'est amené dans l'univers tape-à-l'oeil de Los Angeles, mais Sutter a vite fait de montrer le droit chemin à ses joueurs. Par moments, il les a mis au défi et les a même intimidés. Et il a surtout mené par l'exemple en leur prêchant les vertus d'une bonne préparation.

«L'intensité dont il fait preuve est une intensité qu'on ne voit chez personne d'autre, a affirmé l'attaquant Dustin Penner, qui a fait oublier une performance médiocre en saison régulière en disputant des matchs solides en séries. Il est toujours alerte. Quand tu arrives à l'aréna, il fait les cent pas. Pour lui, c'est l'heure du match à toute heure du jour. Ça déteint sur le reste de l'équipe — la façon dont il nous parle, la façon qu'il dirige un match, la façon dont il enseigne le hockey, que ce soit durant les entraînements, les matchs ou entre les périodes.»

Jouer au hockey dans un environnement où il fait toujours soleil et où les gens sont détendus, comme à Los Angeles, n'est pas propice au succès. Ce n'est probablement pas un hasard s'il s'agissait d'un premier championnat en 45 ans pour les Kings.

Après avoir pris l'appel de Lombardi, Sutter s'est installé dans la maison de Manhattan Beach qu'avait auparavant occupé son prédécesseur Terry Murray. Il a ensuite cherché à convaincre ses joueurs du bien-fondé de rehausser leur niveau de performance.

C'était là une chose plus facile à dire qu'à faire, mais son approche a clairement fonctionné.

«Il y a eu des matchs où je n'avais pas été à mon mieux et il a vite fait de me le souligner, a reconnu le capitaine des Kings Dustin Brown. C'est une approche très efficace, que tu sois un jeune joueur ou un vétéran. Quand quelqu'un te pousse à t'améliorer, pas juste toi mais tout le monde, les effets sont multiples. Tu te regardes dans le miroir.»

Le signe le plus tangible de l'influence de Sutter chez les Kings se trouve sans doute dans le fait que l'équipe ait remporté les trois premiers matchs de chacune de ses séries malgré de longues pauses entre les rondes. Pendant deux mois, il n'y a eu aucun relâchement, aucune baisse de concentration.

Sutter est une personne à l'approche directe qui ne parle pas pour rien dire. Pendant les séries, il a maintes fois rejeté du revers de la main les questions ayant trait à l'importance qu'aurait pour lui la conquête de la coupe Stanley. À chaque fois, il a détourné l'attention vers ses joueurs.

Le hockey est toutefois dans son sang et il a dû certainement ressentir un immense sentiment de fierté quand il a enfin atteint le sommet dans son sport, à sa 24e saison dans la LNH, que ce soit comme joueur ou entraîneur. Comme il l'a si souvent dit à ses joueurs, ceci était probablement «la première fois, la dernière fois, la seule fois» que plusieurs d'entre eux auraient la chance de remporter la coupe Stanley.

Après le match décisif, lundi, il a toutefois incité son équipe à tenter sa chance de nouveau l'an prochain.

«Vous savez quelle est la première pensée qui traverse l'esprit de l'entraîneur?, a-t-il lancé. Ces gars-là sont tous assez jeunes pour essayer une autre fois.»

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