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Israël a révoqué le droit de résidence de 250.000 Palestiniens (1967 à 1994)

12/06/2012 07:38 EDT | Actualisé 12/08/2012 05:12 EDT

Israël a révoqué le droit de résidence de 250.000 Palestiniens entre le début de l'occupation en 1967 et l'instauration de l'Autorité palestinienne en 1994, selon des données militaires israéliennes rendues publiques mardi.

Dans une lettre datée du 10 juin, en réponse à une demande d'information de l'ONG israélienne Hamoked (Centre de Défense des individus), consultée par l'AFP, l'armée israélienne précise que le droit de résidence a été révoqué pour plus de 140.000 Palestiniens de Cisjordanie -un nombre révélé en mai 2011 sur la base de documents déclassifiés du ministère de la Justice- et plus de 100.000 de Gaza.

Ces décisions ont été motivées par plusieurs raisons, comme la non-participation à un recensement ou un séjour prolongé à l'étranger.

Des organisations de défense des droits de l'Homme soulignent que les procédures de renouvellement de résidence n'ont jamais été notifiées à de nombreux Palestiniens, qui ont découvert la perte de leur statut à leur retour d'études ou d'un travail à l'étranger.

"C'est une violation manifeste de la loi par la puissance occupante de réduire la population locale en révoquant ses droits de résidence, en particulier par une procédure administrative", a déclaré à l'AFP le responsable juridique de Hamoked, Ido Blum.

Après 1994, certains Palestiniens ont pu recouvrer leurs droits, au nombre de 12.000 selon les statistiques israéliennes, cette politique n'étant plus en vigueur en Cisjordanie et à Gaza.

En revanche, elle continue d'être appliquée pour les résidents de Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël. Les habitants palestiniens qui ont un statut de résident et détiennent une carte d'identité israélienne, contrairement aux habitants de Cisjordanie, perdent leur droit de rentrer s'ils séjournent plus de sept ans à l'étranger.

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