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HRW s'inquiète des mauvaises conditions des travailleurs étrangers au Qatar

12/06/2012 07:42 EDT | Actualisé 12/08/2012 05:12 EDT

Human Rights Watch (HRW) s'est inquiétée mardi des conditions des ouvriers étrangers du secteur du bâtiment au Qatar qui se prépare à accueillir le Mondial 2022 de football, estimant qu'elles s'apparentent dans certains cas au "travail forcé".

"Le gouvernement doit s'assurer que les stades de haute technologie de la Coupe du monde ne seront pas bâtis sur le dos d'ouvriers exploités", a souligné Sarah Leah Whitson, directrice de HRW pour le Moyen-Orient dans un communiqué publié en marge d'une conférence de presse à Doha.

HRW a estimé que ces ouvriers, venant essentiellement de l'Asie du sud, risquent de nombreux abus qui atteignent parfois le régime de "travail forcé".

Elle a présenté un rapport de 146 pages sur la protection des ouvriers avant le Mondial 2022, basé sur des interviews de travailleurs, des rencontres avec des officiels, de représentants d'agences de recrutements, de diplomates et des responsables des pays d'origine des ouvriers.

L'organisation de défense des droits de l'Homme a relevé les frais exorbitants de recrutement, la confiscation des passeports des ouvriers à l'arrivée et le système de sponsoring qui met les travailleurs à la merci des employeurs.

Les ouvriers se sont plaints de salaires impayés, de déductions illégales sur les salaires, des logements insalubres et de mauvaises conditions de travail, selon HRW qui relève l'interdiction faite aux syndicats au Qatar.

Le Qatar s'est lancé dans d'importants projets d'infrastructure pour préparer le Mondial 2022 et le pays pourrait avoir besoin d'un million d'ouvriers étrangers alors que ces derniers représentent déjà 94% de la main d'oeuvre dans le pays, soit le taux le plus élevé au monde.

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