MONTRÉAL - Francis Faubert a fait l’école nationale de la chanson de Granby, puis s’est frayé un chemin jusqu’aux finales des Francouvertes. Choisi parmi les dix artistes québécois en lice pour le prix Félix-Leclerc de la chanson 2012, il fait sa place parmi ses collègues chanteurs et musiciens. À quelques heures de sa prestation aux FrancoFolies de Montréal, sur la scène Desjardins, il raconte sa vie trépidante des derniers mois jusqu’aux Francos.

Seul artiste indépendant à être retenu dans cette prestigieuse liste du prix Félix-Leclerc (qui a finalement été remis ce matin à la chanteuse Marie-Pierre Arthur), le gars originaire du minuscule village de La Pêche en Outaouais a de quoi être fier. «C’est avec beaucoup de bonheur que je me suis retrouvé parmi ces artistes qui sont bien entourés. C’est une belle tape dans le dos supplémentaire», explique-t-il.

Depuis les Francouvertes, il s’est passé de belles choses pour le jeune chanteur. Il a cimenté son équipe autour d’un projet qui la motive : «On travaille maintenant en groupe. On a aussi amélioré les compositions, bien que ça demeure encore assez artisanal. J’ai aussi une nouvelle équipe de relations de presse et de booking.» Bref, avec une bonne dose de persévérance, Francis Faubert évolue dans la bonne direction.

Il a par ailleurs fait paraître en mai un premier album éponyme, rendu country-rock réalisé par Dany Placard. «Malheureusement, à défaut d’avoir trouvé un distributeur pour l’instant; on doit se procurer mon travail sur le web ou encore sous les tentes d’Archambault durant les FrancoFolies. Je me réconforte en me disant qu’en faisant des spectacles, l’album sera davantage connu et trouvera certainement une façon d’être entendu.»

Regard sur le quotidien

L’occasion est donc belle ce soir de (re)découvrir ses textes très imagés, qui s’inspirent souvent du quotidien. Sorte de photographie de son époque, pour ce qu’elle a de meilleur et de pire. Sur scène, il compte poursuivre dans la même veine: des paroles qui décortiquent le beau comme le laid, sur une musique parfois râpeuse, parfois réconfortante. Seule grande différence, une ambiance plus musclée: «Pour le spectacle aux Francos, tout le noyau du groupe sera là. Ce sera une performance un peu plus rock que l’atmosphère du disque. Les arrangements seront plus énergiques sur la dizaine de chansons que je pourrai faire. Je vais aussi interpréter une toute nouvelle chanson, qui parle de tempête intérieure.»

Autre information toute fraiche, le guitariste-chanteur a reçu la confirmation que sa pièce «Mylène» serait utilisée dans une campagne nationale télé pour le nouveau service de musique en streaming d’Archambault contenant plus de 12 millions de titres, dont le plus grand répertoire de musique francophone.

Francis Faubert sera notamment en concert au Zoofest (bébé de Juste pour rire), le 12 juillet, ainsi qu’au Théâtre de la Verdure, le 3 août.

D’ici là, il continue d’écrire et de composer en vue de son second album qu’il aimerait sortir à l’hiver 2013.