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Euro 2012: Aucun incident raciste n'a été rapporté en Ukraine jusqu'ici

12/06/2012 12:26 EDT | Actualisé 12/08/2012 05:12 EDT

KIEV, Ukraine - L'UEFA dit n'avoir reçu aucun rapport d'incident raciste lors des quatre matchs de groupe disputés jusqu'ici sur les sites ukrainiens du Championnat d'Europe.

Avant le coup d'envoi de l'Euro 2012, un documentaire de la télévision britannique avait diffusé des séquences d'incidents racistes et violents lors de récents matchs de club en Ukraine, y compris la ville hôte du tournoi de Kharkiv.

«Il n'y a aucun incident à signaler, a déclaré Markiyan Lubkivskyi, directeur du tournoi de l'UEFA à Kiev. Personne ne nous a fait de commentaires en matière de racisme — que ce soit de la part des joueurs, des équipes, des amateurs.»

La fédération d'Ukraine de football a, depuis, essayé de minimiser l'ampleur des problèmes racistes dans les stades et autour de ceux-ci.

«Vous avez des fous dans tous les pays, mais vous ne pouvez pas condamner tout un pays pour ça, a révélé le président de la fédération Gregoriy Surkis par le biais d'un interprète. Et la plupart du temps, ce n'est pas du racisme, mais seulement de la provocation.»

Plus tôt mardi, l'UEFA a intensifié les enquêtes sur les présumés slogans racistes à l'endroit de l'attaquant italien Mario Balotelli et du défenseur tchèque Theodor Gebre Selassie pendant des matchs disputés en Pologne.

«Après avoir reçu de nouvelles informations au sujet de présumés chants racistes lors des matchs Espagne-Italie et Russie-République tchèque, l'UEFA étudie ces cas de façon plus approfondie», a révélé l'UEFA dans un communiqué.

Selon les médias, l'attaquant italien Mario Balotelli aurait été victime d'insultes racistes pendant le match contre l'Espagne, à Gdansk, en Pologne.

Le défenseur tchèque Theofor Gebre Selassie a pour sa part dit avoir «remarqué» des chants racistes lancés à son encontre pendant la rencontre contre la Russie à Wroclaw.

Les joueurs néerlandais s'étaient déjà plaints d'avoir été la cible de cris de singe lors d'un entraînement.

Malgré l'absence de rapports en Ukraine jusqu'à présent, Surkis a promis que «des mesures énergiques» seront prises si des cas semblables devaient survenir.

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