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Euro-2012 - Groupe B - Portugal: "Super Nani" pour balayer les doutes ?

12/06/2012 09:12 EDT | Actualisé 12/08/2012 05:12 EDT

Cristiano Ronaldo ne peut pas tout faire seul, d'accord. Alors tout le Portugal guette Nani, son homologue de l'autre aile qui représente l'autre grand espoir offensif, à la veille d'un match capital contre le Danemark dans l'Euro-2012, mercredi à Lviv (Gr.B).

Luis Carlos Almeida da Cunha, dit Nani, présente les meilleures garanties aux côtés de l'incontournable CR7. De manière significative, sa sortie sur blessure à un pied contre la Turquie le 2 juin avait réveillé de bien mauvais souvenirs dans son pays, liés à son forfait à l'orée du Mondial-2010.

Son retour à l'entraînement collectif jeudi dernier avait soulagé les fans portugais. Contre l'Allemagne (0-1) samedi, Nani n'a pas été transcendant, avouant lui-même avoir entamé la partie avec quelque appréhension au sujet de son pied auquel il avait déjà été touché plus tôt dans la saison. Mais il a envoyé un centre-tir sur le barre et souvent pris le dessus sur Lahm.

"Nous ne sommes pas des machines surpuissantes qui battent tout le monde", a-t-il dit lundi en conférence de presse. C'est en effet lui qu'on a envoyé au front médiatique pour calmer la presse portugaise, inquiète du faible rendement d'une Selecçao qui n'a remporté aucun de ses quatre matches en 2012 et n'a marqué qu'un petit but. L'oeuvre de Nani, justement (lors de la défaite 3-1 face à la Turquie).

De là à le voir titularisé en pointe, à la place du transparent Helder Postiga? "J'ai déjà joué dans l'axe, c'est une position où je me sens bien, avec beaucoup de liberté et où j'ai l'occasion de me créer des occasions, a-t-il estimé. Mais c'est au sélectionneur de choisir."

Le joueur de 25 ans a pris de l'ampleur depuis sa première sélection en 2006, face au... Danemark, contre lequel il avait marqué un but. Les Scandinaves réussissent d'ailleurs bien à Nani, qui a notamment inscrit un doublé lors de la dernière victoire portugaise face à eux en octobre 2010. Il en est désormais à 12 buts en 55 sélections.

Nani, c'est aussi une éclosion précoce. Formé au Sporting Lisbonne, pépinière nationale de talents (Figo, Simao, Cristiano Ronaldo...) où il débute à l'âge de 18 ans seulement en équipe première, il est vite repéré par Manchester United qui l'engage en 2007 en y mettant le paquet, quelque 25 millions d'euros. Il n'a que 20 ans.

C'est Cristiano Ronaldo lui-même qui insiste auprès de son entraîneur Alex Ferguson pour engager celui qu'il voit comme un double. Naissance îlienne (Madeire pour CR7, Cap-Vert pour Nani), facilité technique, goût pour les dribbles et même un penchant pour l'égoïsme, voire les simulations...

La concurrence est relevée à MU, avec les Valencia, Park Ji-sung, Giggs, Young etc., mais Nani a fait son trou sur l'aile droite, même s'il s'est déjà plaint de n'avoir "pas assez de liberté" dans le système du technicien écossais.

Le N.17 de la Selecçao et de ManUnited a encore une certaine marge de progression dans la finition. Réponse mercredi ?

ybl/nip

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