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CPI/Kenya : mener les deux procès "en parallèle" (procureur)

12/06/2012 12:49 EDT | Actualisé 12/08/2012 05:12 EDT

Les procès des quatre Kenyans accusés de crimes contre l'humanité pendant les violences post-électorales de 2007-2008 doivent être menés "en parallèle", a soutenu mardi le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) Luis Moreno-Ocampo.

"Les deux affaires devraient se dérouler en parallèle, en même temps", a déclaré M. Moreno-Ocampo lors d'une conférence de presse au siège de la CPI, à La Haye.

Plus tôt dans la journée, une représentante du bureau du procureur, Adesola Adeboyeyo, avait souligné lors d'une audience publique que le bureau du procureur souhaitait de la sorte "que soient évitées les tensions (au Kenya, ndlr) qui pourraient survenir si une des affaires avance plus vite que l'autre".

L'audience était destinée à préparer le procès du vice-Premier ministre Uhuru Kenyatta, 50 ans, et de l'ancien chef de cabinet du président Mwai Kibaki, Francis Muthaura, 65 ans.

Lundi, la défense et l'accusation avaient assuré souhaiter fixer à mars 2013 l'ouverture de l'autre procès dans le dossier kenyan, celui de l'ex-ministre de l'Enseignement supérieur William Ruto, 45 ans, et du présentateur de radio Joshua Arap Sang, 36 ans.

La décision de la Cour sur la date d'ouverture des deux procès sera rendue avant les vacances d'été de la CPI, qui commencent le 14 juillet, a indiqué le juge président Kuniko Ozaki.

L'avocat de Francis Muthaura, Karim Khan, a de son côté appelé mardi à fixer "au plus vite" la date d'ouverture du procès de son client, qui souhaite se débarrasser "au plus vite" de la "tache" que sont les accusations à son encontre.

La chambre préliminaire de la CPI avait estimé le 23 janvier que les éléments de preuve recueillis par l'accusation étaient assez solides pour justifier un procès contre deux membres de chacun des camps qui s'étaient affrontés au cours des violences de 2007-2008, et se partagent désormais le pouvoir.

Les violences ayant suivi la réélection contestée du président Kibaki avaient fait quelque 1.200 morts et plus de 600.000 déplacés.

Les quatre hommes, dont deux sont candidats à l'élection présidentielle prévue le 4 mars 2013, MM. Kenyatta et Ruto, font l'objet de citations à comparaître et se sont présentés libres à plusieurs reprises devant la Cour.

"Ce n'est pas à la CPI de déterminer qui va participer aux élections au Kenya", a souligné le procureur Moreno-Ocampo, assurant que les deux procès ne seraient pas achevés avant l'élection prévue en mars.

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