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NetJets achète jusqu'à 275 avions à Bombardier, une commande évaluée à 7,3 G $

11/06/2012 06:14 EDT | Actualisé 11/08/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Bombardier (TSX:BBD.B) a annoncé lundi avoir obtenu la plus importante commande d'avions d'affaires de son histoire. Le contrat porte sur la vente de jusqu'à 275 avions d'affaires Challenger à NetJets et sa valeur pourrait atteindre 7,3 milliards $ US.

L'entente comprend des commandes fermes pour 100 appareils et des options pour 175 autres.

NetJets a indiqué avoir déposé une commande ferme sur 75 Challenger 300 et des options sur 125 autres avions de ce modèle, tandis que le reste du contrat — 25 commandes fermes et 50 options — porte sur des Challenger 605.

Cette commande fait suite à une autre que NetJets avait passée plus tôt cette année, en vertu de laquelle elle achetait jusqu'à 120 avions d'affaires Global de Bombardier, pour un total pouvant atteindre 6,7 milliards $ US.

Bombardier a également annoncé la conclusion d'une entente à long terme de services de soutien après-vente avec NetJets. Celle-ci couvre une période allant jusqu'à 15 ans.

Selon certaines projections sur l'utilisation des avions et selon l'hypothèse d'une durée de l'entente de 15 ans par avion en commande ferme, la valeur de cette entente pourrait atteindre jusqu'à 820 millions $ US. Si toutes les options sont exercées, l'entente de soutien après-vente pourrait valoir jusqu'à 2,3 milliards $ US.

L'entente combinée pour la vente des appareils et le soutien après-vente est ainsi évaluée à près de 9,6 milliards $ US si toutes les options sont exercées.

Selon Danielle Boudreau, directrice des relations publiques et communications chez Bombardier Avions d'affaires, les appareils seront assemblés dans les usines montréalaises de l'entreprise, et leur finition intérieure sera également réalisée dans la métropole québécoise. «Bien sûr, Bombardier est un intégrateur, et nous utilisons donc des pièces de partout dans le monde, mais le gros du travail est fait ici, à Montréal», a-t-elle déclaré.

Mme Boudreau estime que cette commande d'envergure profitera à «tous les employés de Bombardier».

«Cela offre un carnet de commandes garanti pour plusieurs années. La production va donc continuer», a-t-elle dit.

«Notre carnet de commandes se rapproche très près de nos attentes et de nos objectifs déclarés lors de la publication des résultats du premier trimestre. Avec cette commande, nous nous retrouvons en très bonne position pour ces deux produits», a-t-elle ajouté.

Le premier des 75 biréacteurs de la série Challenger 300 de la commande ferme devrait être livré en 2014, tandis que le premier des 25 avions de la série Challenger 605 devrait, pour sa part, prendre son envol en 2015.

Au dire de Mme Boudreau, plus de 4000 employés travaillent sur les appareils Challenger et d'autres produits de l'entreprise à l'usine de l'arrondissement Saint-Laurent, tandis qu'ils sont 2512 à oeuvrer sur le site de Dorval, toujours à Montréal.

NetJets, une propriété du holding Berkshire Hathaway de l'homme d'affaires Warren Buffet, permet à ses clients d'acheter des portions d'avions d'affaires. L'entreprise possède une flotte de plus de 700 appareils. Les nouveaux biréacteurs Challenger de NetJets présenteront une configuration propre à NetJets et seront exploités en Amérique du Nord et en Europe, mentionne l'entreprise par voie de communiqué.

L'action de Bombardier (TSX:BBD.B) a cédé lundi 9 cents à la Bourse de Toronto, pour clôturer à 3,65 $. La commande de NetJets a été annoncée après la fermeture des marchés.

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