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Le prix des maisons de Toronto et Vancouver devrait diminuer, selon la TD

11/06/2012 01:59 EDT | Actualisé 11/08/2012 05:12 EDT

TORONTO - Les prix des maisons des marchés immobiliers de Vancouver et Toronto devraient diminuer d'ici deux à trois ans, estime la Banque TD, mais cette baisse ne sera pas aussi marquée que celle survenue aux États-Unis il y a quelques années.

Selon la TD, une baisse de 15 pour cent de la valeur des propriétés dans les deux villes les plus dispendieuses du pays est probable dans quelques années, mais cette diminution sera graduelle, contrairement à la chute soudaine de 30 pour cent qui avait été constatée aux États-Unis.

L'analyse du groupe bancaire est similaire à d'autres avertissements voulant que les marchés immobiliers de Vancouver et Toronto soient surévalués, mais néanmoins soutenus par les faibles taux d'intérêts et une économie stable.

Aux dires de la TD, cet état de fait ne devrait pas changer cette année, à moins qu'un important choc économique d'origine étrangère ne frappe le pays.

En attendant, le marché immobilier de Vancouver se stabilise après avoir crû l'an dernier, précise la TD. La banque croit cependant que les prix des maisons de Toronto devraient encore connaître une augmentation robuste.

«Certains observateurs peuvent se servir des récentes données sur le marché de Vancouver pour faire valoir que le marché immobilier traverse une correction attendue depuis longtemps. Rien n'est cependant officiel. Comme nous l'avons fait remarquer, malgré la baisse récente des prix de vente, le marché demeure équilibré et les prix sous-jacents continuent de grimper», ont déclaré les économistes de la TD Derek Burleton et Leslie Preston.

«À nos yeux, la stabilité du marché de Vancouver devrait se renforcer d'ici la fin de l'année. Pendant ce temps, il semble que le marché torontois montre peu d'intérêt à freiner, allant plutôt vers des gains robustes, alors que les prix continuent de se rapprocher de ceux de la métropole de la côte Ouest.»

Selon eux, le secteur des condominiums est le plus à risque dans les deux villes, mais la demande pourrait être suffisante pour absorber la nouvelle offre construite ces dernières années ou actuellement en construction.

Se fiant à des données fournies par la Société canadienne d'hypothèques et de logement, le rapport de la TD précise qu'entre 20 et 25 pour cent des condos de Toronto et Vancouver sont achetés par des investisseurs qui envisagent de les louer.

Le marché immobilier a été propulsé par des taux d'intérêts historiquement bas, qui semblent continuer à alimenter le fort rythme de construction, même si les économistes prévoient un certain ralentissement.

La Banque du Canada et le ministre des Finances Jim Flaherty ont récemment accru leurs avertissements en demandant aux Canadiens de modérer leurs emprunts pour acquérir des propriétés immobilières, affirmant que l'endettement des ménages était l'ennemi économique numéro un.

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