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Le match nul de l'Espagne contre l'Italie soulève des interrogations

11/06/2012 01:55 EDT | Actualisé 11/08/2012 05:12 EDT

GDANSK, Pologne - Publiquement, l'Espagne s'estime en mesure de défendre son titre de champion d'Europe. En privé, l'équipe est aux prises avec des interrogations après un match nul face à l'Italie en ouverture du tournoi.

En l'absence de David Villa, l'attaque des champions du monde manque de mordant alors que Fernando Torres a été incapable de convertir un certain nombre d'occasions de marquer dans le verdict nul de 1-1, dimanche.

Si Cesc Fabregas a créé l'égalité après avoir été titularisé en attaque, les milieux de terrain espagnols habituellement très créatifs n'ont pas forcé le jeu avant le but de l'Italien Antonio di Natale.

En Espagne, l'attention s'est tournée vers Torres et si l'entraîneur Vicente del Bosque avait pris la bonne décision avec son onze de départ, et à quelle formation il devrait faire appel contre l'Irlande, jeudi.

L'Espagne a eu la possession du ballon pendant 60 pour cent du temps mais elle a été largement dominée en première demie, ne se montrant guère menaçante offensivement.

La décision de Del Bosque d'insérer Fabregas n'a pas surpris l'Italie, et l'ancien sélectionneur espagnol Luis Aragones a déclaré que l'absence d'un attaquant dans la surface a permis à ses adversaires de repousser les attaques espagnoles.

«Avec Torres sur le terrain et (Jesus) Navas sur une aile et (Jordi) Alba de l'autre côté, la défense italienne n'était pas aussi à l'aise qu'en première demie, quand ils ont dégagé le ballon avec aisance», a écrit Aragones dans le quotidien sportif Marca.

L'entraîneur du Real Madrid, Jose Mourinho, qui a assisté au match, est d'accord avec les observations d'Aragones.

«Le jeu de passe entre Xavi, Iniesta et Cesc ne sert à rien si ça ne crée pas de danger dans la zone de Buffon (Gianluigi), a déclaré Mourinho sur Al-Jazeera. L'équipe a semblé sans vie sans un attaquant.»

Del Bosque n'a fourni aucune indication quant à savoir s'il modifiera sa formation contre les Irlandais, les attaquants Fernando Llorente et Alvaro Negredo étant prêt à appuyer un Torres en difficulté. Llorente a été incommodé par des blessures au bas du corps après une longue saison avec l'Athletic Bilbao, qu'il a aidé à mener à deux finales de coupe avec 29 buts toutes compétitions confondues.

L'Espagne a également critiqué le stade Arena PGE d'être trop sec, bien que ni les joueurs ni Del Bosque ne s'est plaint officiellement après l'entraînement de samedi.

Mais les champions du monde devront probablement composer avec de telles conditions pour tous leurs matchs de groupe à Gdansk, certains des joueurs vedettes de l'équipe semblant lent à foncer sur le ballon après une autre longue saison.

Alors que Del Bosque avait parfois l'air frustré le long de la ligne de touche, l'entraîneur de 61 ans n'en a rien laissé paraître après le match.

«Le plan ne s'est pas avéré si mauvais, a-t-il déclaré Del Bosque. Je ne suis pas frustré. Nous avons fourni un énorme effort.»

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