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Le Liberia a fermé sa frontière avec la Côte d'Ivoire (diplomates)

11/06/2012 07:05 EDT | Actualisé 11/08/2012 05:12 EDT

Le Liberia a fermé lundi sa frontière avec la Côte d'Ivoire où une attaque visant des Casques bleus et des villageois dans une zone frontalière a fait 18 morts vendredi, selon des sources diplomatiques.

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni en urgence pour évoquer cette attaque survenue vendredi et la fermeture de la frontière entre les deux pays --annoncée dès samedi par le gouvernement libérien-- y a été confirmée, ont indiqué des responsables présents à cette réunion à huis clos.

Les autorités du Liberia ont prévenu que seuls les travailleurs humanitaires auraient désormais le droit de passer la frontière.

Sept Casques bleus nigériens, huit civils et au moins un militaire ivoirien ont été tués vendredi dans une attaque contre des villages ivoiriens proches de la frontière avec le Liberia.

Une enquête est en cours pour déterminer l'identité des attaquants, a précisé le chef des opérations de maintien de la paix des Nations unies, Hervé Ladsous, à l'issue de la réunion.

Selon le gouvernement ivoirien, les agresseurs venaient du Liberia, mais Monrovia a contesté la semaine dernière les accusations de l'organisation Human Rights Watch (HRW) selon lesquelles il n'était pas parvenu à arrêter les "criminels de guerre" qui se cachent derrière les attaques à la frontière.

Dans un rapport, HRW a estimé que 40 personnes étaient mortes dans des attaques similaires depuis juillet 2011. L'ONG dénonce le rôle des milices fidèles à Laurent Gbagbo, président déchu de Côte d'Ivoire actuellement détenu par la Cour pénale internationale qui l'accuse de crimes contre l'humanité.

Le Service de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU dénombre environ un millier de personnes déplacées à la frontière entre le Liberia et la Côte d'Ivoire.

M. Ladsous a précisé qu'il se rendrait jeudi à Abidjan pour les funérailles des Casques bleus.

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