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Euro-2012/Racisme - L'UEFA demande aux villes hôtes vigilance et réactivité

11/06/2012 07:58 EDT | Actualisé 11/08/2012 05:12 EDT

L'UEFA a indiqué lundi avoir demandé aux villes hôtes de prendre toutes mesures nécessaires, y compris une présence policière renforcée, pour prévenir tout comportement discriminatoire ou raciste lors des entraînements ouverts des équipes participant à l'Euro-2012.

L'UEFA, dans ces lettres envoyées aux maires des villes hôtes ou servant de camps de bases en Pologne et Ukraine, demande de s'assurer que toute personne prise sur le fait lors d'un débordement raciste dans un entraînement public soit immédiatement exclue du stade et de ses alentours. L'Union européenne du football demande aussi que des procédures de justice pénale soient lancées contre de telles personnes.

Une missive a également été envoyée à la ministre des Sports polonais Joanna Mucha, pour obtenir le soutien total des autorités polonaises dans la gestion de ces questions.

Ces courriers de l'UEFA sont la conséquence d'incidents à caractère raciste mercredi 6 juin visant les joueurs de couleur des Pays-Bas lors d'un entraînement ouvert au public à Cracovie (Pologne).

"On a tous entendu des cris de singe", avait déclaré Mark van Bommel, capitaine des Pays-Bas, dans un entretien accordé au journal néerlandais de référence De Telegraaf.

Un autre incident isolé à caractère raciste lors de Russie-République Tchèque (4-1) avait été rapporté à la presse samedi par une association anti-raciste basée en Pologne. L'UEFA, qui travaille en collaboration avec le réseau anti-raciste FARE, a lancé une enquête pour tenter d'avoir des preuves et rapports précis de cet incident.

C'est pour cela que, dans l'attente de ces preuves, l'UEFA déclare dans un communiqué, "qu'à ce jour, il n'y a eu qu'un incident isolé". L'UEFA conclut son texte en réaffirmant sa politique "zéro tolérance contre les comportements discriminatoires", se disant "confiante" dans la bonne approche que les autorités locales auront de ces questions.

Ces lettres aux autorités ne sont pas une surprise. Dès que l'UEFA avait été informée officiellement des incidents de Cracovie par les représentants de la Fédération néerlandaise (qui n'a pas formulé de plainte officielle), près de 48 heures après l'entraînement, elle avait indiqué qu'elle n'entendait pas fermer les entraînements publics.

L'UEFA pensait dès le 8 juin plutôt à faire renforcer la sécurité à l'entrée des stades et à travailler en plus étroite collaboration avec les clubs locaux pour éviter de nouveaux incidents de ce type.

pgr/sk

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