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Euro-2012 - Pologne-Russie: "le plus grand défi" pour la police (ministre)

11/06/2012 05:56 EDT | Actualisé 11/08/2012 05:12 EDT

Les préparatifs au match Pologne-Russie de l'Euro-2012, mardi à Varsovie, constituent "le plus grand défi" pour la police polonaise, en raison des craintes de débordements, a déclaré lundi le ministre polonais de l'Intérieur, Jacek Cichocki.

"Les préparatifs pour le match de demain constituent le plus grand défi pour les services d'ordre dans la capitale, a déclaré le ministre devant la presse. La situation et d'éventuelles menaces seront analysées en permanence."

Le porte-parole de la police de Varsovie Maciej Karczynski a précisé à l'AFP que 6000 policiers étaient chargés d'assurer l'ordre dans la capitale pendant toute la durée du Championnat.

"C'est l'UEFA qui est directement responsable de la sécurité dans les stades et elle ne considère pas Pologne-Russie comme un match à hauts risques", a-t-il souligné.

Des fans russes doivent marcher en groupe mardi vers le Stade National, en maillots rouges, couleur de leur équipe. Ils doivent traverser, tout comme des dizaines de milliers de supporteurs polonais, le pont Poniatowski qui enjambe la Vistule.

Selon la municipalité de Varsovie, quelque 5000 fans russes doivent participer à cette marche à partir de 15H00 GMT, le match lui-même commençant à 18H45 GMT.

Au total, 9800 billets pour le stade ont été vendus aux supporteurs russes, comparé à 29.500 achetés par des Polonais, ont précisé les organisateurs lundi.

"Nous espérons que nos scénarios pessimistes ne se réaliseront pas, comme ils ne se sont pas réalisés hier", lors de la manifestation de la droite en souvenir de la catastrophe aérienne qui avait coûté la vie au président polonais Lech Kaczynski en 2010 à Smolensk, en Russie, déclaré M. Cichocki.

Le match Pologne-Russie est chargé d'émotions particulières, en raison des contentieux historiques entre ces pays et par la faute des hooligans russes, déjà impliqués dans des bagarres autour de la rencontre Russie-République Tchèque vendredi.

La date du match à Varsovie, le 12 juin, coïncide avec une Fête nationale russe, le "Jour de la Russie".

"Nous recevons divers signaux, mais nous ne voulons pas mélanger le sport et la politique", a déclaré lundi après-midi le président de la Fédération polonaise, Grzegorz Lato.

"C'est certainement un match très difficile qui nous attend. La Russie, ce n'est pas seulement le favori de notre groupe, mais une équipe qui vise très haut dans ce tournoi. Ils ont fait une excellente impression contre les Tchèques, mais on ne peut jouer deux fois à un niveau identique", a estimé Grzegorz Lato, un ancien international polonais.

"J'ai un seul espoir, celui de voir les supporteurs des deux équipes créer dans ce beau stade une ambiance magnifique", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse, tenue au stade de Varsovie.

Des supporteurs russes et polonais ont déposé ensemble lundi des gerbes au cimetière des soldats soviétiques morts à Varsovie en 1944-45 et devant le monument dédié à l'Insurrection de Varsovie de 1944.

"Vrais supporteurs, nous croyons en une rivalité sportive fair-play, sans chauvinisme ni agressivité. Prouvons ensemble notre respect mutuel, indépendamment des points de vues qui nous opposent. Le sport devrait unir et non pas diviser", ont-ils écrit dans une déclaration commune citée par l'agence PAP.

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