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Euro-2012 - Löw/Van Marwick: si proches, si différents (PAPIER D'ANGLE)

11/06/2012 12:04 EDT | Actualisé 11/08/2012 05:12 EDT

Les sélectionneurs allemand Joachim Löw et néerlandais Bert van Marwijk, dont les équipes s'affrontent mercredi à Kharkiv dans le groupe B de l'Euro-2012, affichent le meilleur bilan de l'histoire à leur poste, mais en passant par des chemins parfois divergents.

Carrière. Le Néerlandais peut se targuer d'une plus belle carrière de joueur que celle de son homologue allemand. Ailier ou milieu offensif, "Bertie" d'AZ Alkmaar et de Maastricht dans les années 70-80, il compte une sélection sélection. Il a surtout remporté, comme entraîneur, la Coupe du l'UEFA avec Feyenoord (2002). En août 2008, il a succédé à Marco van Basten pour mener les Oranje en finale du Mondial-2010.

Löw, 52 ans, après une carrière d'attaquant, essentiellement en D2 allemande, a enchaîné sur une carrière d'entraîneur. Il emmène Stuttgart en finale de Coupe des coupes 1998, puis alterne des expériences en Allemagne et à l'étranger (Turquie, Autriche). En 2004, il devient l'adjoint de Jürgen Klinsmann à la tête de la Mannschaft, avant de lui succéder en 2006. L'Allemagne a depuis collectionné les accessits: 3e des Mondiaux 2006 et 2010, deuxième de l'Euro-2008.

Style de jeu. Avec les Oranje, Van Marwijk n'a jamais dérogé au 4-2-3-1 mis en place par son prédécesseur. Conscient de la fragilité de sa défense, il évolue avec deux milieux de terrain défensifs: son gendre Mark van Bommel et Nigel de Jong. En bon Néerlandais, il mise énormément sur la vivacité de ses ailiers, mais doit, de ce fait, se passer d'un attaquant de la trempe de Klaas-Jan Huntelaar -la seule place en pointe revenant généralement à Robin van Persie. Huntelaar pourrait toutefois avoir sa chance contre l'Allemagne. Immuable depuis six ans, le schéma de jeu Oranje, avec ses automatismes bien rodés, est peut-être devenu trop stéréotypé, comme le pense Ruud Gullit, vainqueur de l'Euro-1988, seul titre des Pays-Bas.

A leur arrivée en 2004, Klinsmann et Löw décident de révolutionner le jeu de la Mannschaft, qui repose entièrement sur la puissance et le physique. Leur principale ligne directrice: accélérer le jeu. Pour cela, ils n'hésitent pas à miser sur de jeunes talents, comme Schweinsteiger, Podolski et Lahm, plus tard Özil, Khedira, Müller... Cette génération dorée est entièrement dévouée à son entraîneur et à son projet de jeu. Löw a délaissé le 4-4-2 germanique pour un 4-2-3-1, dont la fluidité et le pouvoir offensif font l'admiration du monde du football, mais qui l'oblige aussi à des choix cornéliens devant entre Gomez et Klose.

Personnalité. Affable à ses débuts de sélectionneur, Van Marwijk (60 ans) s'est peu à peu refermé ces derniers mois, devenant volontiers cassant avec la presse, surtout étrangère. Sa conférence de presse de vendredi a été un modèle de langue de bois: des réponses très courtes quand ce n'était pas juste "oui" ou "non". En privé, c'est pourtant un gentleman. Il aime être proche de ses joueurs, justifiant sans cesse ses choix afin d'éviter au maximum les querelles d'ego. Une tâche qui s'annonce ardue ces prochains jours.

Joachim Löw est très respecté de ses joueurs car, s'il se montre extrêmement exigeant, il est toujours très clair sur ce qu'il attend et sur ses choix. D'humeur toujours égale en conférence de presse, il lui arrive de faire rire l'assitance d'un trait d'humour. Une quasi star en Allemagne, où ses tenues vestimentaires sobres mais élégantes -chemises blanches cintrées de l'Euro-2008 ou pulls à col en V bleu du Mondial sud-africain- se vendent à des milliers d'exemplaires. Il fait également de la publicité pour une célèbre marque allemande de crème pour le visage.

bnl-hap/sk

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