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Euro-2012 - France: Un Nasri revanchard à la mode Dugarry

11/06/2012 02:04 EDT | Actualisé 11/08/2012 05:12 EDT

Samir Nasri, chahuté en équipe de France après une phase de préparation moyenne, a parfaitement réagi lors du 1er match de l'Euro-2012 contre l'Angleterre dans le groupe D en égalisant avant de montrer sa rage (1-1), à l'instar de Dugarry lors du Mondial-98.

La grande question sera maintenant de savoir à qui s'adressait cette insulte hurlée à la face du monde après sa frappe victorieuse de la 39e minute.

Après avoir été félicité par ses partenaires, le Citizen s'est, en effet, adressé du doigt à la caméra, intimant l'ordre à quelqu'un de "fermer sa g...", avant de placer son doigt devant sa bouche.

Etait-ce à destination des médias qui dernièrement n'ont pas épargné leurs critiques? Etait-ce à destination d'une personne en Angleterre, où le Français de 24 ans a régulièrement été ciblé au moment de son vrai-faux départ d'Arsenal?

Toujours est-il que le champion d'Angleterre en titre a eu le même comportement que Dugarry en 1998.

Lorsqu'il avait inscrit le premier but des Bleus contre l'Afrique du Sud lors du 1er match, le futur champion du monde, souvent décrié pour son manque d'efficacité et ses occasions ratées, avait en effet tiré la langue en agitant les bras.

Culture anglaise

Sur le terrain, le successeur de "Duga" a, pour une fois, montré une image nettement plus flatteuse pour sa 32e sélection.

Puisant le meilleur de la culture anglaise, Nasri, pas loin de doubler la mise à la 49e minute lors d'un duel excentré avec Hart, a en effet inscrit son 4e but en bleu d'une frappe lointaine, puissante et précise. Loin de cette image de joueur qui aime porter le ballon et ralentit souvent le jeu.

De quoi donner raison à son sélectionneur qui a, jusque-là, eu raison d'insister après toutes les interrogations sur le bon positionnement de son joueur, tantôt meneur, tantôt relayeur, tantôt ailier droit, mais toujours libre de se déplacer sur le front de l'attaque, ce dont il ne s'est, une nouvelle fois, pas privé.

"Avec Nasri, je vous ai trouvé sévère. Il a des capacités pour faire mieux, mais je pense qu'il est en progrès", l'avait ainsi défendu Laurent Blanc.

Toujours remonté, Nasri, qui a fini dans l'axe, s'est même permis d'apostropher Young lors d'un temps mort, lui reprochant les coups précédemment mis par les Anglais alors que Milner restait au sol à la suite d'un contact rude avec Mexès (77).

A Donestk, Nasri, plus habitué que ses partenaires à la rugosité des joutes de Premier League, avait enfilé la tenue de combat. A la mi-temps, c'était même celui qui avait le plus couru dans le camp français (5,8 km).

Nasri, un moment contesté aussi à City où il a fini par s'imposer en fin de saison, inscrivant notamment cinq buts et donnant huit passes décisives en 30 matches de Championnat d'Angleterre, a été logiquement désigné l'homme du match par l'UEFA.

cd/sk

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