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CPI/Kenya : défense et accusation pour l'ouverture du procès en mars 2013

11/06/2012 06:16 EDT | Actualisé 11/08/2012 05:12 EDT

La défense de deux Kenyans accusés de crimes contre l'humanité pendant les violences post-électorales de 2007-2008 et le bureau du procureur ont indiqué lundi souhaiter fixer à mars 2013 l'ouverture du procès des deux hommes devant la Cour pénale internationale (CPI).

"Nous approuvons mars de l'année prochaine", a déclaré David Hooper, avocat de l'ancien ministre kenyan de l'Enseignement supérieur William Ruto, au cours d'une audience devant la CPI, qui siège à La Haye, consacrée à la préparation du procès de son client et du présentateur de radio Joshua Arap Sang.

"Les deux équipes de défense ont proposé mars 2013 comme date pour le début du procès", a pour sa part déclaré Florence Darques-Lane, représentante du bureau du procureur : "l'accusation n'a aucune objection à fixer la date du procès à ce moment-là"

La décision de la cour sur la date d'ouverture du procès sera rendue avant les vacances d'été de la CPI, qui commencent le 13 juillet à 17H30 (15H30 GMT), a indiqué le juge président Kuniko Ozaki.

La chambre préliminaire de la CPI avait estimé le 23 janvier que les éléments de preuve recueillis par l'accusation étaient assez solides pour justifier un procès contre William Ruto, 45 ans, et le présentateur de radio Joshua Arap Sang, 36 ans, membres du camp du Premier ministre Raila Odinga, et du Mouvement démocratique orange (ODM).

Le vice-Premier ministre Uhuru Kenyatta, 50 ans, également candidat à l'élection présidentielle, et Francis Muthaura, 65 ans, bras droit du président Mwai Kibaki, vont également être jugés par la CPI. Une audience de préparation de leur procès est prévue mardi.

La Cour avait donc décidé de poursuivre deux membres de chacun des camps qui s'étaient affrontés au cours des violences qui avaient fait quelque 1.200 morts et plus de 600.000 déplacés après la réélection contestée du président Mwai Kibaki, et qui se partagent désormais le pouvoir.

Les quatre hommes font l'objet de citations à comparaître et se sont présentés libres à plusieurs reprises devant la Cour.

mbr/ndy/jpc

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