MONTRÉAL - Le transporteur Air France a annoncé lundi qu'il retirera Montréal de ses destinations avec le Airbus A380 dès octobre prochain, en raison de la demande moindre qu'anticipé.

Le transporteur dit par communiqué procéder à un «ajustement» de son offre sur ses vols au départ de l'aéroport Montréal-Trudeau à compter du 28 octobre.

Air France maintiendra deux fréquences quotidiennes à l'hiver 2012, avec des appareils de plus petit gabarit, les A340-300 et B777-300. Ceux-ci effectueront les trajets entre Montréal-Trudeau et Paris Charles-de-Gaulle avec une offre de 656 sièges dans trois classes de service.

Par rapport à l'hiver 2011, la capacité quotidienne de la classe affaires est ainsi diminuée de 40 pour cent avec 72 sièges au lieu de 120.

La compagnie qui exploite actuellement les huit Airbus A380 de sa flotte vers New York, Washington, Johannesbourg, Los Angeles, Tokyo et Singapour, le retirera de Montréal à la fin de la saison estivale.

Christiane Beaulieu, vice-présidente aux affaires publiques et communications à Aéroports de Montréal, a exprimé sa déception, disant «comprendre» que les passagers «n'ont pas été au rendez-vous».

Elle a fait valoir que le double pont d'embarquement pour le A380 à l'aéroport Montréal-Trudeau était déjà utilisé par d'autres appareils de gros calibres, et a jugé «important» le maintien à son niveau actuel des vols avec Air France.

«On comprend cette décision, si la classe affaires ne peut pas être remplie. Ce n'est pas un événement heureux, mais ce n'est pas dramatique. On est content quand même qu'il garde le nombre de fréquences — deux par jour en hiver et trois en été. Pour nous cela est important», a-t-elle commenté.

Mme Beaulieu a soutenu qu'il n'y avait pas d'«ajustements» à faire. «La porte avec un double pont d'embarquement dans laquelle on avait investi est utilisée autrement, pour des gros 747 des fois aussi remplis que le A380», a-t-elle fait valoir.

Air France-KLM a dit vouloir utiliser de façon «optimale» ses avions dans un contexte économique difficile. «La politique du Groupe Air France-KLM est d'assurer l'allocation optimale de ses avions en adaptant son offre de manière à prendre en compte la demande et le contexte économique», a rappelé par communiqué Fabien Pelous, vice-président et directeur général au Canada.