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Achraf: l'ONU craint des "violences" suite au retard pris par le transfert

11/06/2012 01:03 EDT | Actualisé 11/08/2012 05:12 EDT

L'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU en Irak, Martin Kobler, a déclaré lundi craindre des "violences" si le transfert des opposants iraniens du Camp Achraf vers un autre site près de Bagdad n'était pas achevé rapidement.

"J'invite tous les résidents de Camp Achraf restants à rejoindre Camp Hourriya sans délai", a-t-il dit selon un communiqué. Selon lui, le transfert des quelque 3.400 personnes du Camp, commencé en février et achevé aux deux tiers, est interrompu depuis le 5 mai.

"Le processus de relogement ne doit pas être interrompu. Je crains qu'il n'y ait des violences si le relogement ne reprend pas. Toute violence serait inacceptable", a-t-il dit, appelant le gouvernement irakien à "éviter tout transfert par la force".

M. Kobler a aussi renouvelé son appel aux Etats susceptibles d'accueillir des résidents d'Achraf avec le statut de réfugiés à le faire.

Après le transfert de quelque 400 personnes en mai vers le nouveau site, les résidents d'Achraf avaient accusé le gouvernement irakien de "violer de manière répétée" ses engagements envers eux et annoncé que tous les transferts seraient "limités jusqu'à ce que les engagements antérieurs soient respectés".

Ceux qui se trouvent à Camp Hourriya se plaignent en outre de leurs conditions de vie, et affirment être en proie à des brimades de la part des autorités et des forces de l'ordre irakiennes.

L'Irak avait prévu de fermer fin 2011 le camp d'Achraf, situé à 80 km au nord-est de la capitale, près de la frontière avec l'Iran, avant d'accepter d'en repousser l'échéance.

L'ancien président Saddam Hussein avait installé dans ce camp l'Organisation des Moudjahidine du Peuple d'Iran (OMPI), dont les membres avaient servi de supplétifs durant sa guerre avec l'Iran (1980-1988).

ahe/sk/cco

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