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Syrie: Netanyahu condamne "les massacres", Peres respecte les rebelles

10/06/2012 05:37 EDT | Actualisé 10/08/2012 05:12 EDT

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a condamné dimanche "les massacres de civils" en Syrie, tandis que le président Shimon Peres a évoqué son "respect" pour les rebelles et souhaité leur victoire.

"Nous voyons ce qui se passe en Syrie. Il s'agit tout simplement de massacres de civils, d'enfants et de vieillards", a déclaré M. Netanyahu durant la séance hebdomadaire de son gouvernement , selon un communiqué de son bureau.

"Le gouvernement syrien et ceux qui l'aident, l'Iran et le Hezbollah (chiite libanais), révèlent leur véritable visage, celui de +l'axe du mal+. C'est dans cet environnement que nous vivons", a-t-il ajouté.

"Les efforts de la communauté internationale sont insuffisants. On ne peut pas rester indifférent face à ces petits cercueils qui contiennent des corps d'enfants", avait auparavant affirmé à la radio M. Peres, avant de partir dans la nuit pour Washington.

"Les massacres empirent de jour en jour (en Syrie). C'est une honte. J'éprouve le plus profond respect pour les rebelles qui s'exposent à des tirs à balles réelles, et j'espère qu'ils vaincront", a ajouté le président israélien.

L'opposition syrienne n'a en revanche jamais exprimé la moindre sympathie pour le voisin israélien.

Le vice-Premier ministre Shaul Mofaz a pour sa part qualifié le président syrien Bachar al-Assad d'être responsable depuis 15 mois d'"un génocide", selon le journal en ligne Y-Net.

Le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, a déclaré qu'Israël était prêt à fournir une assistance humanitaire aux victimes des violences en Syrie, en particulier sous forme d'aide alimentaire et de médicaments.

"Nous sommes en contacts avec la Croix rouge internationale et d'autres organisations humanitaires, et avons aussi demandé que les blessés puissent être évacués en Jordanie, où nous pourrions les aider. Mais nous ne sommes pas en contacts avec les rebelles, cela pourrait les gêner", a-t-il ajouté.

"Israël ne peut pas fermer les yeux sur les massacres quotidiens d'enfants et de bébés en Syrie. Le gouvernement est uni sur ce point, et nous avons fait savoir à diverses instances internationales que nous sommes prêts à accueillir des blessés", a insisté Ayoub Kara, ministre sans portefeuille.

Israël est formellement en état de guerre avec la Syrie, son voisin à la frontière nord, mais a signé en 1994 un traité de paix avec la Jordanie.

Samedi, 2.000 Arabes israéliens ont défilé en solidarité avec l'opposition syrienne à Tamra, en Galilée.

La Syrie est en proie depuis mars 2011 à une révolte sans précédent contre le régime de Bachar al-Assad. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la répression et les combats entre armée et rebelles ont déjà fait plus de 13.400 morts.

chw/fc

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