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Romain Grosjean aime encore plus le circuit Gilles-Villeneuve en chair et en os

10/06/2012 07:34 EDT | Actualisé 10/08/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Grâce à la magie du jeu vidéo, le circuit Gilles-Villeneuve était déjà le préféré de Romain Grosjean, avant même qu'il ne se présente à Montréal cette semaine. Il l'est encore plus maintenant que le Français de 26 ans y a obtenu son meilleur résultat à vie, à sa toute première présence en chair et en os sur l'île Notre-Dame.

«C'est vrai que c'était déjà mon préféré sur jeu vidéo, mais c'était très intéressant de le voir en personne, a commenté Grosjean après avoir décroché une surprenante deuxième place au Grand Prix du Canada, dimanche, derrière le vainqueur Lewis Hamilton. C'est plus cahoteux que lorsqu'on est assis sur son sofa, mais c'est certain que lorsqu'on obtient un bon résultat sur un tracé, on apprend vite à l'aimer. Je suis très heureux de ma journée.»

Grosjean, qui en est à sa deuxième présence en F1 après une incursion ratée en 2009, a obtenu son deuxième podium de la saison. Il a par ailleurs terminé quatrième au Grand Prix d'Espagne. Il occupe maintenant le septième rang au classement des pilotes, à 35 points du premier rang qui appartient à Hamilton, si bien que certains envisagent déjà le jour où le pilote de l'écurie Lotus décrochera la première victoire de sa carrière.

Grosjean estime lui aussi qu'il n'est pas si loin d'une prestation gagnante.

«La marge n'est pas si grande, a-t-il souligné, dimanche, lorsqu'il était assis à la droite de Hamilton en conférence de presse d'après-course. Il s'agit d'obtenir de meilleurs résultats en qualifications.

«Ce n'est pas là notre force cette saison, mais on y travaille, a dit Grosjean, qui a pris le départ du septième rang, dimanche, et qui a obtenu trois places sur la deuxième ligne en sept courses jusqu'ici cette saison. Nous avons connu un vendredi et un samedi difficiles, cette semaine, mais nous en apprenons beaucoup sur la voiture. C'est bien d'avoir ça dans notre poche en vue des prochaines courses.»

Grosjean s'est dit d'autant plus optimiste de bien faire à court terme qu'il a fait preuve de prudence dans les derniers tours, quand il s'est retrouvé deuxième derrière Hamilton.

«Je me suis alors dit — attention, on va pas toucher les murs... On reste là, on est bien où on est!», a lancé l'un des pilotes les plus sympathiques présentement en F1.

«Comme on dit ici au Québec, on s'est pas fait enfirouaper. On a pu vraiment tirer le meilleur de la voiture, a par ailleurs dit Grosjean de sa performance générale et de la stratégie d'un arrêt aux puits. C'est une victoire fantastique, honnêtement je ne pensais pas finir deuxième aujourd'hui. Je songeais à une place parmi les cinq premiers afin d'obtenir une bonne récolte de points. Notre stratégie était agressive, ce n'était pas facile de compléter 50 tours sur le même train de pneus, il fallait faire attention à tout et avoir une bonne communication avec les ingénieurs.

«Et puis finalement, on est passé de la cinquième place à la quatrième, puis la troisième... On m'a ensuite annoncé à la radio que Fernando (Alonso) était deux secondes moins vite que moi au tour, et c'est ce que j'ai effectivement vu. J'ai pu le rattraper facilement et le doubler, et ensuite revenir un peu sur Lewis, afin de voir si je pouvais arriver à profiter d'une erreur de sa part.»

Cette erreur n'est jamais venue, mais l'éventuelle victoire n'est sans doute que partie remise.

«On y croit, a dit Grosjean à ce sujet. On va essayer de faire retentir La Marseillaise et on la chantera tous en choeur!»

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