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Roland-Garros - Un final mouillé et reporté à lundi

10/06/2012 03:33 EDT | Actualisé 10/08/2012 05:12 EDT

Le Serbe Novak Djokovic et l'Espagnol Rafael Nadal devront revenir lundi à 11h00 GMT pour terminer la finale de Roland-Garros qui, après trois heures de jeu et deux interruptions, a été reportée à cause de la pluie dimanche.

Nadal menait 6-4, 6-3, 2-6, 1-2 au moment de l'interruption, mais la dynamique penchait nettement en faveur de son adversaire qui, après avoir été dominé lors des deux premières manches, avait repris l'ascendant.

C'est seulement la deuxième fois de l'histoire du tournoi que la finale ne pourra pas se terminer le dimanche, après celle de 1973 entre Ilie Nastase et Niki Pilic qui avait eu lieu le mardi.

"On ne pouvait pas savoir à coup sûr à quelle heure il allait pleuvoir aujourd'hui. Les prévisions ne sont pas si précises", a déclaré Gilbert Ysern lors d'une conférence de presse où il a dû se justifier sur le maintien de l'horaire initial de 13h00 GMT pour débuter la finale dimanche.

"Des arrangements ont été faits des semaines et des mois plus tôt. On ne peut pas changer l'horaire d'une finale comme ça à la dernière minute. On se doit de respecter les diffuseurs", a-t-il affirmé, assurant toutefois que les les télévisions ne dictaient "pas le programme".

C'est donc sur deux jours que Djokovic, en lice pour le Grand Chelem à cheval sur deux ans, ou Nadal, qui chasse une septième victoire et le record de Borg à Paris, entreront dans l'histoire, en espérant qu'il n'en faudra pas plus.

"Les prévisions pour lundi ne sont pas excellentes mais ça devrait aller", a souligné Gilbert Ysern.

Dimanche, Nadal a été le patron sur le court pendant plus de deux heures. Et lorsqu'il a mené 2-0 dans le troisième set, il n'y avait plus grand monde pour miser sur Djokovic, d'autant que le Majorquin n'a encore jamais perdu un match dans un tournoi du Grand Chelem lorsqu'il a mené deux sets à zéro.

Mais Djokovic y a cru et a alors jeté toutes ses forces dans la bataille, grâce à son immense orgueil de champion qui lui avait déjà permis de sauver quatre balles de match contre Jo-Wilfried Tsonga en quarts de finale et de remonter deux sets de retard à l'Italien Andreas Seppi en huitièmes.

Jouant plus long, tapant plus fort, il a ressuscité d'un coup pour remporter huit jeux de suite face à un Nadal hagard et de plus en plus énervé.

Lorsque la partie a été interrompue pour la deuxième fois, vers 18h50, Nadal a apostrophé le juge-arbitre Stefan Fransson pour lui faire part de son mécontentement, furieux que la partie ait été maintenue si longtemps.

Disputée sous une pluie continue à partir de la moitié du premier set, la finale s'est déroulée dans des conditions de jeu très lourdes, avec des balles gonflées d'humidité, ce qui n'a pas du tout plu à Nadal.

"Rafa a été déçu, ou pas content, comme vous voulez, quand on a arrêté dans le quatrième set. Mais la décision de savoir si le court est praticable ou non m'appartient et ne revient pas aux joueurs", a commenté Fransson.

Avant la dernière interruption, le N.2 mondial a multiplié les gestes d'agacement. Même s'il a finalement remporté le dernier jeu de la journée sur son service, il accuse toujours un break de retard au quatrième set.

Au début de la rencontre, c'est Djokovic qui était de mauvaise humeur, au point de balancer sa raquette et de fracasser le panneau de son banc lors d'un changement de côté, geste qui lui a valu un avertissement.

Il a su se calmer à temps pour amorcer sa remontée alors que Nadal, battu par le Serbe lors des trois dernières finales du Grand Chelem, a paru de plus en plus déstabilisé par la volonté de son adversaire.

Si Roland-Garros n'est pas habitué à un tel final mouillé, un autre tournoi du Grand Chelem, l'US Open, est devenu un habitué des finales reportées. A New York, les quatre dernières finales ont été disputées le lundi.

Le stade Roland-Garros, qui va être agrandi et modernisé dans les années qui viennent, devrait disposer d'un toit au-dessus du Central à partir de 2017.

"Le toit arrive, a réagi Ysern. Mais ce sera seulement dans cinq ans. D'ici-là il faudra croiser les doigts."

jk/jfm

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