NOUVELLES

Réforme santé: Obama accusé d'avoir coopéré avec l'industrie pharmaceutique (Congrès)

10/06/2012 04:03 EDT | Actualisé 10/08/2012 05:12 EDT

Pour garantir l'adoption de sa réforme de l'assurance-maladie en 2010, l'équipe du président américain Barack Obama a mis en place une collaboration inhabituelle avec l'industrie pharmaceutique, ont révélé des documents rendus publics par une commission du Congrès.

Les républicains de la Chambre des représentants ont dévoilé une série de courriels et autres notes, montrant que l'administration Obama a organisé sa campagne médiatique de 150 millions de dollars sur la réforme de la santé avec l'appui de grandes sociétés de l'industrie pharmaceutique.

Les notes, rendues publiques vendredi par la commission sur le commerce de la Chambre des représentants, révèlent des liens étroits entre l'administration Obama et l'organisation Pharmaceutical Research and Manufacturers of America (PhRMA), qui regroupe les plus importants groupes pharmaceutiques américains.

Cette révélation intervient alors que la Cour suprême des Etats-Unis doit rendre une décision déterminante pour l'avenir de la loi sur la santé, considérée comme une des réformes phare du président Obama, à quelques mois de l'élection où celui-ci remet son mandat en jeu.

La commission parlementaire a réuni ces documents dans le cadre d'une enquête pour déterminer de quelle manière la Maison Blanche est intervenue auprès de l'industrie pharmaceutique dans la préparation de la loi.

Elle a indiqué que des courriels avaient confirmé qu'une décision de PhRMA de financer des publicités était "liée à un accord" avec l'administration.

La Maison Blanche a souligné que M. Obama avait depuis le début affiché sa volonté de parler avec toutes les parties prenantes, y compris l'industrie pharmaceutique. Le président américain "avait compris que l'absence de volonté de travailler ensemble sur la question était l'une des raisons expliquant qu'il avait fallu un siècle pour passer une loi sur la santé", a indiqué son directeur des communications, Dan Pfeiffer, au New York Times.

chv/sf

PLUS:afp