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Rencontres discrètes entre responsables israéliens et palestiniens

10/06/2012 11:26 EDT | Actualisé 10/08/2012 05:12 EDT

Des hauts responsables palestiniens et israéliens tiennent des rencontres discrètes, alors que les négociations directes entre les deux parties sont gelées depuis près de deux ans, apprend-t-on dimanche de sources concordantes.

Ces rencontres, dont la teneur n'est pas liée aux négociations de paix, ont été annoncées par le quotidien israélien de centre gauche Haaretz et confirmées à l'AFP par des responsables israéliens et palestiniens.

L'émissaire du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Yitzhak Molho et le négociateur palestinien Saëb Erakat sont impliqués dans ces discussions qui ont abouti notamment à un échange de lettres entre le chef du gouvernement israélien et le président palestinien Mahmoud Abbas.

Les deux hommes ont également géré la grève de la faim des prisonniers palestiniens et la demande de l'Autorité palestinienne de transfert d'armes de la Jordanie pour les forces de sécurité palestiniennes.

Un responsable israélien a confirmé à l'AFP sous couvert d'anonymat que "la communication entre les deux parties se déroulait sur plusieurs niveaux".

"Israël est prêt à entamer des négociations sans conditions préalables", a-t-il ajouté.

"Nous avons mis en place des mesures de confiance afin d'essayer de créer une meilleure atmosphère pour ces discussions", a-t-il affirmé, mettant en avant l'accord qui a mis fin à la grève de la faim des prisonniers et celui qui a permis la restitution de corps d'activistes palestiniens par Israël.

M. Erakat a également confirmé à l'AFP la tenue de ces rencontres en précisant que ce dialogue concernait des demandes palestiniennes et n'étaient pas liées aux négociations de paix.

"Nous avons récemment parlé de la nécessité de libérer tous les prisonniers arrêtés avant les accords d'Oslo, au nombre de 123", a-t-il dit.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré samedi qu'il était prêt à s'engager dans un "dialogue" avec M. Netanyahu si Israël acceptait de libérer les prisonniers détenus avant la signature des accords d'Oslo en 1993 sur l'autonomie palestinienne.

Mais il a ajouté que des négociations directes ne débuteraient pas avant qu'Israël ne cesse la construction en Cisjordanie et à Jérusalem-Est et accepte les frontières d'avant la guerre de 1967 comme base de négociations.

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