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Raymond Bachand répète que le gouvernement ne cèdera devant les étudiants

10/06/2012 05:40 EDT | Actualisé 10/08/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Même si l'événement a fait l'objet de menaces de toutes sortes ces dernières semaines, le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, ne s'est pas défilé et il a assisté au Grand Prix du Canada de Formule 1 comme c'est son habitude depuis quelques années.

Et il a de nouveau répété que le gouvernement n'a pas l'intention de céder devant les revendications des étudiants et que ce conflit trouvera son dénouement au cours des prochaines élections générales.

«Je ne suis pas du genre à reculer devant l'intimidation, a déclaré M. Bachand, rencontré dans les paddocks une demi-heure avant le départ de la course. Car le jour où on commence à reculer devant l'intimidation, ce jour-là la démocratie est morte.

«Il est clair, et je le dis depuis des mois, que la question des frais de scolarité est une question de justice sociale envers le contribuable, qui verse 3,5 milliards $. Et un groupe d'étudiants, La CLASSE(la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante) pour ne pas la nommer, ne veut qu'un gel des frais, comme un chemin vers la gratuité scolaire. Ce n'est pas ce que nous avons choisi comme gouvernement et la population décidera.

«On se retrouve actuellement avec un partie qui veut la gratuité scolaire, un parti (PQ) qui désire le gel et deux partis (Parti libéral et Coalition Avenir Québec) qui veulent financer les universités. Ils ont le choix.»

En fait, il faudrait aussi compter Québec solidaire, qui lui prône la gratuité scolaire à long terme et Option nationale, qui propose la gratuité scolaire jusqu'au doctorat. Et ce, pour ne parler que des formations comptant des députés à l'Assemblée nationale.

Quant à la date des prochaines élections, M. Bachand n'a pas voulu se compromettre.

«Ce sera au premier ministre de décider de cette date. Moi, je suis prêt.»

M. Bachand, qui a assisté à la course en compagnie du ministre fédéral des transports, Denis Lebel, soutient que les manifestations des dernières semaines nuisent grandement à l'économie de Montréal. «Les conséquences sont beaucoup plus grandes pour l'ensemble de l'économie montréalaise, a-t-il dit lorsqu'il a été invité à commenter la baisse d'affluence au Grand Prix cette année. Les gens à l'extérieur du Québec qui voient des images en boucle de vitrines fracassées, d'incendie, ils décident de ne pas venir à Montréal.»

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