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Lewis Hamilton a connu une journée au boulot qui a fait du bien à son moral

10/06/2012 06:46 EDT | Actualisé 10/08/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Lewis Hamilton a connu une si bonne journée au boulot, dimanche au circuit Gilles-Villeneuve, qu'il s'est à toutes fins utiles réconcilié avec la course automobile.

Le Britannique de 27 ans avait bien besoin d'un tel tonique, lui dont le dernier triomphe remontait au mois de novembre dernier, à l'occasion de l'avant-dernier Grand Prix de la saison, à Abu Dhabi. Troisième lors des trois premières courses de la présente saison, des résultats en demi-teintes obtenus par la suite avaient assombri son humeur. Au point que ses intentions de négocier une prolongation de contrat en vue des prochaines années ont été reléguées aux oubliettes.

«C'est incroyable ce que j'ai ressenti comme sensation aujourd'hui, a indiqué Hamilton après avoir remporté le Grand Prix du Canada pour la troisième fois de sa carrière, dimanche. Si je vis ce même genre de sensations à plusieurs reprises ces prochaines années, je vais rester derrière un volant pour longtemps encore, c'est certain.

«Je l'ai dit avant la course, si je devais terminer au même rang où j'ai commencé sur la grille de départ (deuxième), je serais très content — et un résultat supérieur serait un boni.»

Hamilton a eu droit à son boni. Et ce, même s'il avait exprimé certaines inquiétudes la veille, alors qu'il avait affirmé que sa McLaren serait désavantagée par temps chaud. Il a effectivement fait beau et chaud, dimanche, sur l'île Notre-Dame.

«On était bien au fait du contexte», a commenté Hamilton à ce sujet après avoir remporté sa lutte aux avant-postes avec Fernando Alonso et Sebastian Vettel, ce qui lui a permis d'accéder à la première marche du podium, aux côtés de Romain Grosjean et Sergio Perez.

«On avait décidé avant le début de la course d'y aller avec deux arrêts aux puits. Quand je roulais devant (en milieu de course) et que je voyais faire les gars derrière moi, j'ai deviné que Fernando allait préconiser une stratégie à un arrêt. J'en ai parlé à mon équipe et tout le monde était du même avis. Je savais donc que je devais creuser l'écart tout en faisant attention à mes pneus jusqu'à mon deuxième arrêt. J'ai été en mesure de le faire, même si Fernando allait de plus en plus vite.»

Cette longue séquence de 30 tours en milieu de course, où Hamilton s'est forgé une avance allant jusqu'à quatre secondes sur ses poursuivants, a été l'une de ses meilleures «depuis très longtemps», a affirmé le pilote de l'écurie McLaren.

«À la fin, après mon deuxième arrêt, j'avais un écart à combler, mais j'ai été mesure d'être 1,5 à 1,7 seconde plus vite que Fernando à chaque tour, ce qui était fantastique, a expliqué Hamilton. Ce qui est bien, sur ce circuit, c'est qu'on peut dépasser. Il y a des occasions de le faire ailleurs que dans la ligne droite. Ça donne donc de bonnes courses.

«C'était clair que Fernando et Sebastian étaient en difficultés. Tandis que moi, je pouvais pousser ma voiture à la limite. Quand j'ai eu mes pneus neufs, j'allais presque deux secondes plus vite que les autres», a ajouté le vainqueur de la journée.

En fait, la voiture de Hamilton allait si bien que celui-ci a pu faire preuve d'une certaine prudence.

«Quand j'ai vu que je les rattrapais, je savais qu'il y avait une possibilité de l'emporter. Mais je savais aussi combien de tours il me faudrait pour les dépasser, alors je n'étais pas pressé de les dépasser, a-t-il noté. Il n'y avait pas besoin de presser puisque (Vettel et Alonso) perdaient du terrain. Quand on m'a dit que (Grosjean et Perez) s'en venaient derrière, j'ai simplement cherché à égaler leurs temps puisqu'il ne restait que quelques tours.»

À noter que Hamilton a permis à McLaren de signer une cinquième victoire lors des sept dernières courses disputées à Montréal. Jenson Button, 16e dimanche, l'avait emporté l'an dernier, tandis que Kimi Raikkonen s'était imposé en 2005.

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