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Le régime syrien "touche à sa fin", selon le nouveau chef de l'opposition

10/06/2012 03:43 EDT | Actualisé 09/08/2012 05:12 EDT

Le régime du président syrien Bachar al-Assad touche à sa fin et a perdu le contrôle de plusieurs villes, a affirmé dimanche à l'AFP le nouveau chef du Conseil national syrien (CNS), Abdel Basset Sayda.

"Nous entrons dans une phase sensible. Le régime touche à sa fin. Les massacres qui se multiplient et les pilonnages montrent qu'il se débat", a déclaré M. Sayda peu après son élection à la tête du CNS.

"D'après les informations, le régime a perdu le contrôle de Damas et d'autres villes", a-t-il ajouté, sans plus de précision.

La violence des combats entre troupes gouvernementales et rebelles s'est récemment intensifiée dans la capitale, qui reste cependant la ville la mieux protégée par les forces du régime.

Interrogé sur son action en tant que nouveau chef du CNS, M. Sayda a affirmé que le conseil "allait concentrer ses efforts pour que la communauté internationale prenne une décision décisive à l'encontre du régime, qui continue de perpétrer les massacres".

"Le plan (de sortie de crise de l'émissaire international Kofi) Annan existe toujours mais il n'est pas appliqué. Nous oeuvrerons pour que ce plan soit inclus sous le chapitre VII de la charte de l'ONU pour obliger le régime à l'appliquer et pour laisser toutes les options ouvertes", a-t-il ajouté.

Le chapitre VII de la Charte des Nations unies, dont les Etats-unis souhaitent l'utilisation pour faire pression sur Damas, prévoit des mesures coercitives en cas de menace contre la paix, allant de sanctions économiques à l'usage de la force militaire.

"Nous voulons renforcer les liens avec les militants sur le terrain et l'Armée syrienne libre (ASL), que nous allons soutenir par tous nos moyens", a-t-il aussi assuré.

Le prédécesseur de M. Sayda, Burhan Ghalioun, avait démissionné après avoir été critiqué pour le manque de coordination entre le CNS et les militants sur le terrain et pour avoir laissé les Frères musulmans prendre une place trop importante au sein du CNS.

"Nous sommes face à de grands défis (...). Nous oeuvrerons pour la restructuration du CNS et la mise en oeuvre des réformes", a ajouté M. Sayda, un kurde indépendant exilé en Suède depuis près de 20 ans, très peu connu du grand public et sans grande expérience politique.

Agé de 55 ans, il est considéré comme un homme "conciliant", "honnête" et "indépendant" par des responsables du CNS, qui regroupe de nombreuses tendances très disparates de l'opposition syrienne.

ram/fc

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