NOUVELLES

La CPI négocie en Libye la libération d'une avocate accusée d'espionnage

10/06/2012 09:28 EDT | Actualisé 10/08/2012 05:12 EDT

Une délégation de la Cour pénale internationale est arrivée dimanche en Libye pour négocier la libération de membres d'une équipe de la CPI accusés d'espionnage pour avoir tenté d'échanger des documents avec Seif al-Islam Mouammar Kadhafi, selon un responsable libyen.

La délégation "vient d'arriver pour négocier avec les autorités libyennes et le Procureur général la libération de l'équipe" de la CPI, a déclaré à l'AFP Ahmed Jehani, représentant de la Libye à la CPI.

Selon la Cour pénale internationale, quatre membres de son personnel sont détenus depuis jeudi à Zenten, à 170 km au sud-ouest de Tripoli, où ils s'étaient rendus pour rencontrer le fils de Mouammar Kadhafi.

Mais M. Jehani a précisé que seulement deux membres de l'équipe: l'avocate australienne Melinda Taylor et son interprète libanaise, Helen Assaf, ont été arrêtées à Zenten, tandis que deux hommes, un Russe et un ressortissant espagnol, sont restés avec elles de leur propre gré.

Le fils de l'ancien dirigeant libyen est détenu à Zenten, depuis son arrestation en novembre 2011 par une brigade d'anciens combattants rebelles originaires de cette localité. La Libye et la CPI se disputent le droit de le juger.

Selon le responsable libyen, les deux femmes sont accusées d'"espionnage" et de "communication avec l'ennemi"

"Melinda a été arrêtée parce qu'elle a été surprise en train d'échanger des documents avec l'accusé Seif al-Islam", a-t-il dit, ajoutant que son interprète libanaise a été considérée comme sa "complice".

"Elle (Melinda Taylor) avait un stylo caméra et une lettre d'un des hommes les plus recherchés par la justice libyenne" Mohammed Ismaïl, ancien bras droit de Seif al-Islam, a-t-il ajouté.

"Les autorités libyennes doivent respecter l'immunité (des émissaires de la CPI), mais Melinda a très gravement enfreint la loi", a-t-il dit: "Selon la loi libyenne, elle est accusée d'espionnage et de communication avec l'ennemi".

M. Jehani a précisé que les deux femmes étaient sous l'autorité du procureur général, affirmant travailler en coordination avec la CPI pour la libération de l'équipe de la CPI.

Il a espéré que l'affaire soit réglée "à l'amiable".

dsg-ila/feb

PLUS:afp