NOUVELLES

Constitution égyptienne: les libéraux se retirent de nouveau du processus

10/06/2012 10:00 EDT | Actualisé 10/08/2012 05:12 EDT

LE CAIRE, Égypte - Les députés égyptiens libéraux ont quitté dimanche une réunion portant sur le choix des membres de la commission qui rédigera la nouvelle constitution du pays, accusant les islamistes d'essayer de s'approprier les sièges réservés aux partis séculiers.

Ce n'est pas la première fois que les libéraux se retirent du processus de sélection. Plus tôt cette année, ils avaient aussi claqué la porte en compagnie du représentant de l'université Al-Azhar afin de protester contre le fait que les Frères musulmans et les salafistes détenaient la plupart des sièges.

Leur retrait avait mené à la dissolution de cette première commission en avril.

Le problème semblait avoir été résolu il y a quelques jours lorsque le conseil militaire qui dirige le pays et les 22 partis politiques ont accepté de limiter à 50 le nombre de sièges pouvant être détenus par les islamistes au sein de la commission de 100 membres.

Le député Emad Gad du Parti des Égyptiens libres a expliqué que sa formation et d'autres groupes étaient réunis dimanche afin de discuter des nominations qu'ils proposeraient mardi à l'occasion de la sélection lorsque le différend a éclaté.

Il a raconté à l'Associated Press que les libéraux avaient eu la surprise d'apprendre que les Frères musulmans et les salafistes voulaient garder les 50 sièges pour eux et tenter de faire élire d'autres islamistes pour les sièges restants qui doivent en principe revenir à des représentants séculiers.

Les Frères musulmans et les salafistes, qui occupent 70 pour cent des sièges au Parlement, n'étaient pas présents à la rencontre de dimanche.

Cet incident pourrait compliquer davantage la rédaction de la constitution, qui doit notamment permettre d'établir les pouvoirs du président, à un moment où l'incertitude plane sur la légalité du Parlement et sur le deuxième tour des élections présidentielles les 16 et 17 juin, où s'affronteront le candidat des Frères musulmans, Mohammed Morsi, et l'ancien premier ministre de Hosni Moubarak, Ahmed Shafiq.

PLUS:pc