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Alonso est fier de la stratégie de son équipe même si elle n'a pas fonctionné

10/06/2012 07:20 EDT | Actualisé 10/08/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Ferrari a pris un audacieux pari pour tenter de remporter le Grand Prix du Canada. L'écurie a en effet décidé de garder Fernando Alonso en piste au lieu d'opter pour un second changement de pneus. L'Espagnol s'est dit fier de la stratégie même si elle n'a pas produit le résultat escompté puisqu'il s'est finalement contenté du 5e rang.

Passé en tête de la course à la suite du deuxième arrêt de Lewis Hamilton, au 50e des 70 tours, Alonso a finalement vu ses gommes se dégrader subitement lors des 10 derniers tours. Mais il jurait n'avoir aucun regret.

«Je suis fier que nous nous soyons battus pour la victoire, a-t-il affirmé. Nous avons pris le risque mais, malheureusement, cela n'a pas fonctionné. Nous voulions la victoire, car il n'était pas question de se satisfaire de la seconde place. Mais en fin de course, les pneumatiques m'ont lâché, il y avait quelques tours de trop et il était trop tard pour rentrer aux puits.»

Alonso a ajouté qu'il n'aurait pas eu la moindre chance de battre Hamilton s'il s'était arrêté au même moment et a admis qu'il avait plutôt à l'oeil Sebastian Vettel, qui a finalement pris le meilleur sur lui après être passé par son stand à huit tours du drapeau à damiers.

«Lewis était plus rapide de toute façon et j'aurais terminé deuxième derrière lui. Le résultat final aurait été bien meilleur mais c'est facile à dire après la course. Quand nous avons pris la décision, nous avions le choix de suivre Vettel ou Hamilton. Nous avons choisi Vettel et ça n'a pas fonctionné.»

Vettel médusé

Détenteur de la pôle, Vettel a lui aussi été trahi par sa stratégie et il avoue que celle de Hamilton l'a pris par surprise.

«Avec les stratégies établies en course, vous ne savez pas quel sera le résultat final, a expliqué le double champion du monde en titre. Lorsque Lewis (Hamilton) a décidé de rentrer au stand alors qu'il menait la course, je pense que cela nous a surpris avec Fernando (Alonso). Nos pneumatiques se comportaient vraiment bien, ce qui n'a plus été le cas quelques tours plus tard.

«Bien entendu, j'espérais reprendre la première place devant Lewis, mais ce n'était pas la bonne façon. Alors, nous avons décidé de faire un passage au stand.»

Cet arrêt tardif au 64e tour lui a finalement été profitable puisqu'il a pu revenir sur Alonso et le doubler pour finir quatrième.

«Nous avons perdu le podium, mais je pense que nous avons pris la bonne décision, a ajouté celui qui concède désormais trois points à Hamilton en tête du championnat des pilotes. Au moment de l'arrêt, je pointais à quatre secondes de la Ferrari et j'ai finalement pu m'en débarrasser au dernier tour.»

Abandon de Schumacher

L'Allemand Michael Schumacher, septuple vainqueur à Montréal, avait matière à être nostalgique. Il a été contraint à l'abandon pour une cinquième fois en sept courses cette saison. Il n'a jamais trouvé le rythme alors que son DRS — l'aileron arrière mobile facilitant les dépassements — lui a posé de gros problèmes.

«Ce problème nous était déjà arrivé à Bahreïn, mais nous ne savons pas encore si le problème est identique. Nous allons bientôt le découvrir», a commenté Schumi.

Son coéquipier chez Mercedes Nico Rosberg a pour sa part inscrit d'autres points, se classant sixième.

«Nous avons fait du progrès avec la voiture et je suis assez content du résultat, a confié Rosberg. Ce sont quelques points de plus et j'ai maintenant hâte à la prochaine course à Valence.»

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