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Pas de dialogue national au Yémen sans unification de l'armée (responsable)

09/06/2012 11:50 EDT | Actualisé 09/08/2012 05:12 EDT

L'un des principaux conseillers du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi a estimé samedi qu'il ne pouvait y avoir de dialogue national sans unification de l'armée, dont d'importantes unités sont toujours commandées par des proches de l'ex-président Ali Abdallah Saleh.

"Certains chantiers essentiels restent à réaliser comme l'unification de l'armée. C'est une question primordiale car il y va de l'autorité de l'Etat et tant que certaines unités restent aux mains de particuliers, il ne sera pas possible d'aller vers un dialogue national en toute sécurité", a déclaré Yassine Noomane à l'AFP.

Outre ses fonctions de conseiller présidentiel, M. Noomane est le secrétaire général du Part socialiste yéménite (PSY), partenaire du gouvernement d'union nationale, et un membre de la commission préparatoire du dialogue national.

Certains corps de l'armée restent aux mains de proches de M. Saleh, dont la puissante Garde républicaine, commandée par Ahmed Ali Abdallah Saleh, fils de l'ancien homme fort du pays.

Le dialogue national prévu par l'accord politique qui a permis le départ de M. Saleh en février, après un an de contestation populaire, doit englober toutes les composantes de la vie politique yéménite, dont les autonomistes du Sud, mais pas les membres d'Al-Qaïda.

La date et le calendrier de ce dialogue n'ont pas encore été annoncés.

Fin mai, la commission préparatoire avait annoncé que les rebelles zaïdites (chiites) du nord du Yémen avaient donné leur accord pour participer à ce dialogue censé définir les moyens de sortir le pays de sa crise politique.

Les rebelles zaïdites se sont soulevés en 2004, en dénonçant une marginalisation politique, sociale et religieuse. Les combats avec l'armée ont fait des milliers de morts avant un cessez-le-feu en février 2010.

jj/mh/fc

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