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Gilles Duceppe est en faveur de la médiation pour débloquer le conflit étudiant

09/06/2012 06:42 EDT | Actualisé 09/08/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Un des instigateurs du «carré blanc», l’ancien chef bloquiste Gilles Duceppe, estime que la médiation apparait actuellement comme la seule avenue qui pourrait résoudre la crise étudiante au Québec.

En entrevue à La Presse Canadienne, M. Duceppe souligne que la médiation permettrait d’exposer des solutions possibles au conflit, tout en ne contraignant pas le gouvernement, puisqu’il ne s’agirait pas d’un arbitrage.

Gilles Duceppe affirme que, jusqu'à présent, seules les Fédérations étudiantes collégiale et universitaire, la FECQ et la FEUQ, ont fait preuve de responsabilité dans ce dossier. Il blâme les autres parties.

Ainsi, il est en désaccord avec la position de la Coalition large pour une solidarité syndicale étudiante, la CLASSE, qui selon lui, «ne négocie pas, mais exige». Il rejette également la désobéissance civile, comme l’a prônée le député de Québec solidaire Amir Khadir, tout en accusant le gouvernement Charest de faire de la «désobéissance gouvernementale» en niant ses responsabilités.

Selon l’ancien chef du Bloc, «quand les extrêmes se rejoignent, la situation s'envenime». «Il ne faut pas laisser le populisme gouverner», ajoute-t-il.

Gilles Duceppe admet que les jeunes ont fait des erreurs. Mais il trouve essentiel qu’ils s'expriment, car, selon lui, une société où les jeunes ne parlent pas «s’asphyxie lentment».

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