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Dauphiné - 6e étape: déclarations

09/06/2012 10:53 EDT | Actualisé 09/08/2012 05:12 EDT

Nairo Quintana (COL/Movistar), vainqueur de l'étape: "Au départ, la consigne était de mettre un coureur dans l'échappée. Mais on n'a pas pu le faire. Heureusement, on a pu se rapprocher de l'échappée avant le dernier col, Joux-Plance. Je ne connaissais pas la dernière montée. Mon équipe m'en avait expliqué les détails mais je l'ai découverte sur le terrain. Je n'avais pas beaucoup d'avance sur le groupe d'Evans et Wiggins. Mais mon directeur sportif m'a dit qu'avec 15 secondes, c'était jouable pour la victoire d'étape. La descente? je sais descendre, c'est ce que j'ai fait déjà dans le Tour de Murcie, je m'étais retrouvé dans les mêmes conditions. Nous sommes une nouvelle génération de coureurs colombiens, nous courons en Europe et nous progressons. Sarmiento, qui court dans une autre équipe, a le maillot à pois du meilleur grimpeur. C'est une fierté de nous retrouver tous les deux sur le podium".

Bradley Wiggins (GBR/Sky), leader: "C'était l'étape la plus difficile et tout s'est très bien passé. La situation était idéale avec plusieurs coéquipiers avec moi. On a réussi à garder l'échappée à trois-quatre minutes devant. C'est ce qu'ont fait auparavant l'US Postal et Banesto, ils couraient comme ça, jour après jour. Si c'est un message pour le Tour? Non, on n'est pas là pour envoyer un message, on est là pour faire de notre mieux, sans arrogance. Ici, c'est le Dauphiné, pas le Tour de France. L'attaque d'Evans? Je me doutais qu'il tenterait quelque chose dans la descente de Joux-Plane. On en avait parlé avec Sean Yates (directeur sportif). Mais ce n'était pas nécessaire de prendre des risques pour le suivre, on était prêt à perdre 15 ou 20 secondes. Cadel est un champion, il n'abandonne jamais, il l'a montré l'an passé sur le Tour".

Cadel Evans (AUS/BMC), 2e de l'étape: "Sky a un groupe très solide, on l'a vu dans les montées de cette étape. Me retrouver seul dans Joux-Plane a compliqué ma tâche. C'était aussi plutôt venté. Tejay Van Garderen s'améliore tous les jours et on commence à se connaître de mieux en mieux. Dans la descente, j'ai attaqué mais je n'ai pas pris le moindre risque. Je ne savais pas exactement si j'étais loin pour la victoire d'étape mais j'avais entendu que Tony Martin était lâché et je pouvais prendre place sur le podium. Je n'avais pas grand-chose à perdre."

Daniel Moreno (ESP/Katusha), 3e de l'étape: "C'était une étape très difficile. Dans le dernier col, Sky a imposé un rythme très élevé. J'ai préféré monter à ma guise, perdre un peu de terrain, mais je savais que je pourrais rentrer dans la descente. C'est exactement ce qui s'est passé, j'avais gardé assez de forces pour boucher le trou et pouvoir sprinter à la fin".

Vincenzo Nibali (ITA/Liquigas), 61e de l'étape: "Je n'étais pas dans un bon jour. J'ai préféré monter Joux-Plane à mon rythme. Je l'ai pris comme un entraînement".

jm/gv

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