NOUVELLES

Volvo Ocean Race (8e étape) - Erreurs et fausses manoeuvres interdites

08/06/2012 07:49 EDT | Actualisé 08/08/2012 05:12 EDT

Les six voiliers de la Volvo Ocean Race quittent dimanche Lisbonne à destination de Lorient (ouest de la France), terme de la 8e et avant-dernière étape de la course autour du monde, avec le bateau français Groupama 4 en superbe mais fragile leader.

"Faire des erreurs ne fait pas partie de nos options", a sobrement résumé le skipper australien du voilier néo-zélandais Camper, Chris Nicholson.

Les cinq autres skippers ne peuvent qu'être d'accord. Jamais, dans l'histoire de cette course née sous le nom de Whitbread en 1973, les positions n'ont été aussi resserrées en tête à ce stade de l'épreuve.

Avant le départ de la course côtière (in-port race) de samedi -qui comptera pour la 8e étape-, quatre bateaux peuvent encore espérer l'emporter à Galway (Irlande) le 7 juillet.

Skippé par Franck Cammas, Groupama 4 a pris la tête de la course (183 points) grâce à sa 2e place dans la 7e étape Miami (Etats-Unis) - Lisbonne derrière l'inattendu Abu Dhabi (UAE/Ian Walker), délogeant les Espagnols de Telefonica (Iker Martinez), désormais à 3 petits points derrière (180).

Suivent les Américains de Puma (Ken Read/171) et les Kiwis de Camper (162).

Thomas Coville, chef de quart à bord de Groupama 4, note très justement que le regard des autres concurrents sur le bateau français a changé et qu'"il y a (désormais) du respect". Et ce d'autant plus que les Français sont en tête dès leur première participation à ce qui est l'un des Everest de la voile océanique.

Reste que vingt et un points seulement séparent Groupama 4 de Camper et que tout peut arriver. Avec deux manches océaniques et trois régates côtières, un maximum de 78 points sont à prendre d'ici à Galway. Et il est parfaitement possible que le vainqueur de la Volvo Ocean Race 2011-2012 ne soit connu qu'à l'issue de la régate côtière du 7 juillet dans le port irlandais.

Pendant les trois premières étapes de la course, Telefonica a été impressionnant de réussite, faisant craindre que la course était pliée en faveur de ce plan Juan Kouyoumdjian. Les étapes suivantes ont été celles d'une régulière montée en puissance de Groupama 4, un autre plan "Juan K", et d'un retour au premier plan de Puma, autre création de l'architecte franco-argentin.

Pourquoi, demandent par exemple les Néo-Zélandais, les deux prochaines étapes ne seraient-elles pas celles de Camper? Dessiné par l'architecte espagnol Marcelino Bottin, le bateau n'a pourtant guère impressionné jusqu'ici.

La 8e étape est relativement courte (1940 milles/3500 km) et la 9e (Lorient-Galway) le sera encore plus (485 milles/875 km). La moindre erreur se paiera donc cash et très cher.

Après avoir quitté l'embouchure du Tage, les voiliers ne mettront pas tout de suite le cap sur Lorient mais piqueront plein ouest vers les Açores qu'ils contourneront avant de revenir vers les côtes françaises.

Pour Cammas, "le contournement de ces îles est toujours aléatoire et le premier qui laissera l'anticyclone derrière lui sera avantagé".

"L'objectif, ajoute-t-il, c'est de ne pas sortir avec du retard de ce piège et d'avoir du portant ou du +reaching+ (vent de travers), des allures qu'apprécie particulièrement Groupama 4".

heg/bvo

PLUS:afp