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Un sénateur bolivien, poursuivi pour corruption, trouve refuge au Brésil

08/06/2012 07:34 EDT | Actualisé 08/08/2012 05:12 EDT

LA PAZ, Bolivie - Le Brésil a annoncé vendredi qu'il offrait l'asile politique à un sénateur de l'opposition bolivienne réfugié à l'ambassade brésilienne, d'où il dénonce une persécution politique et dit craindre pour sa vie.

L'annonce concernant le sénateur Roger Pinto est parvenue sous la forme d'un courriel long d'une phrase n'expliquant pas les raisons ayant poussé Brasilia a accepter la requête.

M. Pinto, un membre du petit bloc bolivien d'opposition de droite au Congrès, vit dans l'ambassade depuis le 28 mai. Selon lui, sa famille et lui-même ont été menacés de mort en raison de son opposition au président gauchiste Evo Morales.

Le gouvernement bolivien affirme toutefois que l'exil du sénater est une campagne de salissage de l'opposition contre M. Morales. La Paz accuse le sénateur de corruption, et veut le traîner en cours pour des accusations criminelles incluant des dommages économiques contre l'État, remontant à l'époque où il était gouverneur de l'État de Pando, dans le nord, près de la frontière brésilienne.

M. Pinto n'a pas commenté l'affaire, mais l'une de ses collègues, la sénatrice Geanine Anez, a dit que le Brésil avait confirmé les accusations portées contre le sénateur.

Celui-ci est le premier opposant du président Morales provenant de la faible opposition divisées à obtenir l'asile au Brésil. D'autres ont cependant été accueillis au Pérou et au Paraguay, fuyant entre autres des accusations de corruption.

Le sénateur Pinto était allié avec quatre gouverneurs de l'opposition qui se sont rebellés contre M. Morales en 2008.

Le président socialiste a toutefois remporté un référendum, l'année suivante, qui a écrasé la rebellion. C'est alors qu'on débuté les poursuites pour corruption intentées contre les leaders de l'opposition.

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