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Suspension sans progrès des discussions entre les Soudans à Addis Abeba

08/06/2012 11:19 EDT | Actualisé 08/08/2012 05:12 EDT

Les pourparlers entre le Soudan et le Soudan du Sud ont été suspendus sans accord, après plus d'une semaine de discussions, sans que les deux parties se mettent d'accord sur une zone tampon démilitarisée à leur frontière commune, ont annoncé les délégations vendredi.

Ces pourparlers, entamés fin mai à Addis Abeba, étaient les premières discussions directes entre les deux voisins, depuis les combats - d'une ampleur inégalée depuis l'indépendance de Juba en juillet dernier - ayant opposé leurs deux armées à leur frontière entre fin mars et début mai.

"Les négociations n'ont pas permis d'aboutir à un accord. Les deux parties ont été incapables de tracer une zone démilitarisée", a déclaré à l'AFP le ministre sud-soudanais des Affaires gouvernementales Deng Alor, à Addis Abeba, siège de l'Union africaine (UA) qui assure la médiation dans la crise soudanaise.

Le ministre soudanais de la Défense, Abdelrahim Mohammed Hussein, avait de son côté accusé plus tôt le Soudan du Sud d'avoir cherché au cours des discussions à créer dix nouveaux points de désaccords frontaliers.

"La carte proposée par le Soudan du Sud, et qu'il considère comme une base pour la zone de démilitarisation (...) ne reflète pas un esprit amical et ne cherche pas à parvenir à la paix entre les deux parties", avait-il estimé, cité par l'agence officielle soudanaise Suna.

"Au lieu de cela, (le Sud) veut créer dix zones disputées entre les deux pays, comme Abyei", a indiqué M. Hussein, en référence à une région contestée pour laquelle les négociations sont actuellement dans l'impasse.

Selon M. Hussein, les deux parties ont pris la décision de principe au cours de ces négociations de cesser toute hostilité, de retirer leurs troupes du territoire de l'autre et d'arrêter de soutenir et d'accueillir des rebelles.

Le Soudan est prêt à reprendre les négociations si les médiateurs de l'UA le proposent, a-t-il souligné ajoutant qu'il pensait que ce serait le cas d'ici deux semaines.

La délégation soudanaise a indiqué, avant de quitter la capitale éthiopienne, que la date de reprise des négociations restait à fixer.

Les négociations visent à régler les différends qui opposent toujours les deux pays, onze mois après la partition du Soudan, notamment le tracé de la frontière commune, les ressources pétrolières ou le statut des zones contestées, comme celle d'Abyei.

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