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Radio-Canada a bien assez d'argent pour son mandat, dit un député conservateur

08/06/2012 04:38 EDT | Actualisé 08/08/2012 05:12 EDT

OTTAWA - Malgré les coupes budgétaires, Radio-Canada a bien assez d'argent pour s'acquitter de son mandat dans les deux langues, a lancé un député conservateur aux Communes, une déclaration qui a fait sourciller le Parti libéral qui craint pour l'existence même du diffuseur public.

Les députés libéraux fédéraux du Québec ont dénoncé à nouveau vendredi les compressions imposées à la Société Radio-Canada (SRC) dans le dernier budget du gouvernement Harper.

Ils disent s'inquiéter pour l'avenir du diffuseur public et pour certaines communautés francophones pour qui Radio-Canada est la seule voix en français.

Radio-Canada a été astreinte à des coupes de plus de 10 pour cent d'ici trois ans. Il a été annoncé que plus de 650 emplois seraient éliminés. Les compressions signalent la fin d'émissions, mais aussi d'antennes et de bureaux, ici comme à l'international.

Plusieurs députés libéraux ont rencontré à Montréal vendredi des représentants des syndicats des travailleurs de Radio-Canada pour s'enquérir des impacts réels des compressions sur les émissions et services. Ils ont aussi eu une réunion avec le président de la SRC, Hubert Lacroix.

Ils aimeraient que le diffuseur ait un financement stable, à long terme.

Dans la foulée de leurs actions à ce sujet, la députée libérale Lise St-Denis a harangué le gouvernement en Chambre vendredi sur les compressions effectuées, lui demandant où il allait s'arrêter «dans la destruction des institutions qui sont le fleuron du Canada», comme le diffuseur public.

Le secrétaire parlementaire du Patrimoine canadien, le conservateur Paul Calandra, a répliqué que Radio-Canada/CBC avaient dû faire leur part pour la réduction du déficit, comme tous les ministères et agences. Mais il en a rajouté.

«Ils (CBC/Radio-Canada) ont plus qu'assez d'argent pour s'acquitter de leur mandat dans les deux langues officielles et dans toutes les régions du pays», a lancé M. Calandra.

Inexact, a soutenu le libéral Denis Coderre, joint peu après sa rencontre avec Hubert Lacroix.

Il s'est dit inquiet de voir le diffuseur se faire ainsi couper les vivres.

«À long terme, ce gouvernement-là veut se débarrasser de Radio-Canada», juge-t-il.

«Il pense que c'est du gaspillage d'argent.»

Denis Coderre promet que les libéraux vont se servir de différents moyens pour assurer le financement du diffuseur public, notamment au Parlement.

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