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Obama dément des fuites à dessein d'informations confidentielles

08/06/2012 11:33 EDT | Actualisé 08/08/2012 05:12 EDT

Le président des Etats-Unis Barack Obama a vigoureusement démenti vendredi que la Maison Blanche divulgue à dessein à la presse des informations secrètes, estimant que de telles affirmations étaient "choquantes".

Interrogé sur ce sujet qui a provoqué l'émoi du Congrès cette semaine, M. Obama a assuré qu'il faisait preuve de "tolérance zéro pour ce genre de fuites ou de spéculations" et mis en garde contre les "conséquences" encourues par les responsables de ces actes.

"L'idée que ma Maison Blanche ferait sortir à dessein (dans la presse) des informations de sécurité nationale confidentielles est choquante", a-t-il estimé.

Les principaux responsables chargés des questions de renseignement des deux partis du Congrès ont fustigé jeudi de récentes fuites dans le New York Times. Selon les informations obtenues par le quotidien, M. Obama serait responsable d'une augmentation des cyberattaques contre le programme nucléaire iranien, après la découverte en 2010 du puissant virus informatique Stuxnet.

Les élus ont également déploré la publication d'informations sur l'autorisation donnée par la Maison Blanche de tuer des terroristes présumés lors d'opérations clandestines, ainsi que les révélations sur les attaques de drones au Yémen et dans la Corne de l'Afrique.

Le rival de M. Obama à la présidentielle de 2008, John McCain, a même accusé la présidence démocrate d'avoir organisé ces fuites pour en tirer des dividendes politiques à cinq mois de la présidentielle. Mardi, il avait déclaré que "quelle que soit l'utilité politique de ces fuites pour le président Obama, elles doivent cesser".

Mais M. Obama a assuré que de telles révélations, dont il n'a pas confirmé l'authenticité, ne bénéficiaient à personne. "Quand ces informations ou ces articles, qu'ils soient vrais ou faux, font surface en première page des journaux, cela rend plus difficile le travail des gens en première ligne", a-t-il noté.

"Et cela rend plus difficile mon travail. C'est la raison pour laquelle, depuis ma prise de fonctions, j'ai souhaité une tolérance zéro pour ce genre de fuites ou de spéculations", a ajouté le président.

"Il y a des mécanismes en place, et si nous pouvons débusquer ceux qui ont commis des fuites, ils en subiront les conséquences. Dans certain cas, il s'agit de faits criminels", a-t-il remarqué.

tq/mdm

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