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L'Iran et le «groupe des six» demeurent divisés sur la question nucléaire

08/06/2012 06:06 EDT | Actualisé 08/08/2012 05:12 EDT

VIENNE, Autriche - L'Iran et six puissances mondiales visant à pousser Téhéran à modérer ses activités nucléaires semblent se diriger vers des discussions, plus tard ce mois-ci, sans avoir résolu les différences qui ont fait échouer de précédentes rondes de négociations, selon de récentes lettres échangées entre les deux parties.

L'une de ces lettres, dont l'Associated Press a obtenu copie vendredi, montre que l'Iran désire organiser une rencontre de haut niveau avant les négociations prévues à Moscou, les 18 et 19 juin, pour «préparer le terrain en vue des discussions de Moscou».

Dans sa réponse, une haute représentante de l'Union européenne s'exprimant au nom des six nations suggère qu'une telle rencontre préliminaire n'est pas nécessaire puisque les six pays soutiennent toujours leur «proposition franche» présentée lors des derniers échanges, à Bagdad.

La missive presse plutôt Téhéran d'accepter cette proposition, qui offre divers avantages à Téhéran si la République islamique réduit ses activités d'enrichissement d'uranium, qui peuvent produire du combustible nucléaire, mais aussi le matériau nécessaire pour produire une bombe atomique.

Vendredi, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) n'a pas réussi à convaincre l'Iran de permettre la reprise de l'enquête sur le développement secret présumé d'armes nucléaires par Téhéran, alourdissant d'autant l'atmosphère en prévision des discussions de Moscou.

L'Iran dit avoir besoin de poursuivre ses activités d'enrichissement d'uranium pour alimenter un réacteur de recherche et produire des isotopes médicaux. Le pays nie tout intérêt dans les armes atomiques et veut que la communauté internationale réduise ses sanctions avant d'agir de son côté, ce que les chancelleries occidentales refusent de faire.

Un Iran armé d'armes nucléaires est considéré comme une menace; Israël a indiqué être prêt à attaquer la République islamique si la diplomatie et les sanctions ne sont pas couronnées de succès. Les États-Unis ont quant à eux fait savoir que «toutes les options» demeuraient sur la table. Les deux pays craignent que Téhéran tente de mettre au point l'arme atomique, et Israël croit que l'État hébreux serait une cible de choix.

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