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Les Palestiniens prêts à se contenter du statut d'Etat non membre à l'ONU (Abbas)

08/06/2012 11:57 EDT | Actualisé 08/08/2012 05:12 EDT

Les Palestiniens vont aller à l'Assemblée générale de l'ONU pour demander le statut d'Etat non membre, faute d'avoir pu obtenir une reconnaissance pleine par le Conseil de sécurité, a déclaré vendredi le président palestinien Mahmoud Abbas à Paris.

"Nous allons aller à l'Assemblée générale car nous sommes allés devant le Conseil de sécurité, malheureusement nous n'avons pas obtenu les votes nécessaires", a déclaré M. Abbas lors d'une conférence de presse avec le président français François Hollande qu'il rencontrait pour la première fois.

"Donc à présent, si nous ne retournons pas aux négociations (avec Israël), nous allons bien sûr aller à l'Assemblée générale pour obtenir le statut de non membre", a-t-il dit, en ajoutant que "la Suisse et le Vatican (étaient) passés par là".

Les Palestiniens choisiront cette voie "si toutes les autres tentatives de négociations (avec Israël) ne réussissent pas", a-t-il précisé. "Nous avons essayé le Conseil de sécurité et malheureusement, nous n'avons pas obtenu le nombre de voix suffisantes", a-t-il également rappelé.

Israël et les Etats-Unis sont opposés à la demande d'adhésion déposée le 23 septembre par M. Abbas, estimant qu'un Etat palestinien ne peut être le résultat que d'un accord de paix israélo-palestinien.

M. Hollande a souligné de son côté que la France cherche avant tout à "être utile" pour relancer le processus de paix entre Israël et les Palestiniens qui peut, seul, aboutir à la reconnaissance d'un Etat palestinien.

"Aujourd'hui, nous devons tout faire pour reconnaître l'Etat palestinien à travers un processus de négociations. Ce qu'attendent les Palestiniens, ce n'est pas une proclamation, c'est qu'il puisse y avoir, au terme d'un processus de négociations avec les Israéliens et un accord de paix, la reconnaissance de l'Etat palestinien", a déclaré M. Hollande.

"Nous avons de bonnes relations avec les Israéliens et avec l'Autorité palestinienne, ce qui nous permet de faire passer un certain nombre de messages et de faciliter la reprise du dialogue (...). Nous avons à chercher à être utiles", a poursuivi le président français.

"C'est ça, la position de la France: être utile, faire en sorte que nous puissions donner des sécurités, et aux uns et aux autres. Sécurité pour les Israéliens de vivre en paix dans des frontières sûres et puis sécurité pour que les Palestiniens sachent bien que c'est au bout de la négociation que se trouvera le reconnaissance", a-t-il insisté.

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