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Euro-2012: Varsovie lance la fête, un peu gâchée à Cracovie

08/06/2012 11:59 EDT | Actualisé 08/08/2012 05:12 EDT

Varsovie a lancé vendredi la grande fête de l'Euro-2012 avec le coup d'envoi du match d'ouverture du tournoi, Pologne-Grèce, alors que l'image des festivités polonaises a été un peu gâchée par des cris racistes adressés à des joueurs des Pays-Bas à Cracovie.

A 18h00 locales (même heure française), la première des 31 rencontres au programme de la compétition continentale coorganisée avec l'Ukraine a débuté dans le stade de Varsovie, qui a exulté dès la 17e minute, avec l'ouverture du score par Robert Lewandowski pour le pays organisateur.

Plus tard dans la soirée, à Wroclaw, à 20h45 locales, devait se dérouler le deuxième match du groupe A entre la Russie et la République Tchèque.

Quelques minutes avant le match entre Polonais et Grecs, a eu lieu la cérémonie d'ouverture. Une centaine de bénévoles (sur les 800 au total), habillés en noir, avaient tendu sur la pelouse une gigantesque bâche bleue ciel avec un demi-ballon géant éclairé de l'intérieur, au centre, donnant le coup d'envoi de la cérémonie.

A Varsovie la fête battait son plein. "C'est peut-être l'unique évènement de cette importance dans notre vie, ça valait la peine de venir", estime Tomasz Woldan, un informaticien de 33 ans alors que près de 60.000 supporteurs étaient attendus vendredi dans la capitale polonaise.

"L'atmosphère est de plus en plus chaude", souligne Karol Niedbal, 27 ans, employé d'une société pharmaceutique, brandissant son écharpe aux couleurs du drapeau polonais blanc et rouge.

Parmi les supporteurs polonais, Rajest Kumar, travailleur social, 52 ans, né en Ouganda et résidant en Pologne depuis 16 ans. Il souligne que l'Euro-2012, "est une bonne chose pour le pays". "Les gens vont mieux connaître la Pologne, un pays hospitalier, sûr et amical", ajoute-t-il.

Le poids de l'Histoire pèse également sur l'Euro-2012, un tournoi historique puisqu'il s'agit du premier de cette envergure à se dérouler à l'Est depuis la chute du Mur de Berlin.

"C'est la France qui va gagner. Il n'y a pas trop de suspense", assure Pierre Leconte, 22 ans, un Français étudiant en Lituanie.

Au total, la Pologne se prépare à accueillir entre 700.000 et un million de fans.

Mais la fête a déjà été un peu gâchée à Cracovie (sud) par "les cris de singe" adressés à des joueurs de couleur des Pays-Bas. "On a tous entendu des cris de singe", a assuré Mark van Bommel, capitaine des Pays-Bas, dans un entretien vendredi au journal néerlandais De Telegraaf, confirmant des cris racistes pendant un entraînement.

La ministre polonaise des Sports Joanna Mucha a voulu calmer le jeu vendredi.

"Cet incident a été éclipsé par 24.000 supporteurs qui ne l'ont pas soutenu et qui se sont opposés à ce que faisait un petit groupe. J'espère que c'est justement cela qui a été retenu par les joueurs", a-t-elle déclaré devant la presse.

Boycotts

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Marcin Herra, chef des organisateurs polonais, a indiqué son intention d'en "discuter" avec l'UEFA pour "connaître l'ensemble de la situation, afin d'éviter l'escalade de ce genre de sujets".

"Si de tels comportements devaient se reproduire dans les futures séances d'entraînement, l'UEFA évaluera les mesures à prendre pour protéger les joueurs", a averti l'instance européenne du football qui n'entend cependant pas donner une ampleur disproportionnée à ces incidents isolés.

Par ailleurs, des militantes du groupe féministe ukrainien Femen, venues manifester seins nus, malgré la pluie, devant le stade vendredi après-midi, pour dénoncer la prostitution et le tourisme sexuel, ont été immédiatement neutralisées par la police.

En Ukraine, qui co-organise le tournoi, les soucis viennent des boycotts politiques des gouvernements, comme la France ou la Grande-Bretagne, en signe de soutien à l'opposante ukrainienne Ioulia Timochenko détenue à Kharkiv, une des quatre villes-hôtes de l'Euro.

Pour le match Pologne-Grèce, 30.707 tickets ont été vendus à des supporteurs polonais, 4.293 à des Grecs et 962 à des Allemands.

Pour le match Russie-République tchèque, le deuxième du tournoi et de la soirée à Wroclaw, 11.788 tickets ont été vendus à des supporteurs polonais, 10.006 à des Russes et 6.809 à des Tchèques.

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