MONTRÉAL - Après Ariane Moffatt et Damien Robitaille, c'est au tour de Jérôme Minière de sortir une chanson en hommage au combat que mènent les étudiants du Québec contre la hausse des droits de scolarité.

La pièce «Par amour» est disponible gratuitement depuis jeudi soir sur le site Internet de l'auteur-compositeur-interprète.

«Le texte et la mélodie, je les ai trouvés cet automne au moment de 'Occupons Montréal'. Je l'avais mise de côté (...) et finalement, avec les événements, je me suis dit que je devais la finir, même si c'était un peu avec les moyens du bord», a relaté l'artiste à l'autre bout du fil.

Dans une missive publiée sur la page d'accueil de son site Web, Jérôme Minière lève son chapeau à la jeunesse québécoise, «qui a su être si inventive et si déterminée au cours des derniers mois».

En entrevue avec La Presse Canadienne, vendredi, il salue leur contribution à l'avancée des valeurs sociales-démocrates.

«On oublie que fondamentalement, ce mouvement-là est extrêmement positif. (...) Je trouve que du côté du gouvernement et de certains médias, il y a une volonté de noircir le tableau.»

Et si Jérôme Minière dit déplorer que se soient élevés de part et d'autre des «murs de mépris», il fait valoir qu'il s'agit peut-être d'un passage obligé.

«Peut-être qu'on n'a pas le choix de passer par là, car qui dit réveil et discussion dit inconfort. Et l'inconfort, ça fait partie de la vie», a-t-il suggéré.

La version originale de «Par amour» avait été d'abord enregistrée à l'état guitare-voix, précise l'artiste.

Dans la deuxième mouture, on reconnaît la touche de l'artiste, à qui l'on doit notamment les albums «Jérôme Minière chez Herri Kopter» (2004) et «Le Vrai Le Faux» (2010).

Jérôme Minière planche actuellement sur le prochain opus de son «alter ego électronique», Herri Kopter. L'album devrait sortir cet automne sous l'étiquette La Tribu.

Il y a donc peu de chances de voir «Par amour» sur ce prochain album étant donné les préférences musicales de Herri Kopter...

«Cette chanson-là s'est un peu glissée presque par accident. Ça ne m'arrangeait pas, en fait, de travailler là-dessus, mais je n'avais pas le choix. Je pense qu'elle va vivre en célibataire!»

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