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Syrie: Annan confirme des "discussions" sur un nouveau groupe de contact

07/06/2012 06:37 EDT | Actualisé 07/08/2012 05:12 EDT

Le médiateur international Kofi Annan a confirmé jeudi que des "discussions étaient en cours sur la possibilité d'établir un groupe" de contact international sur la Syrie.

Ce groupe devra "inclure des pays qui ont une influence sur l'un et l'autre camp, le gouvernement et l'opposition", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse, sans préciser la liste des membres de ce groupe.

En réponse à une question, il a cependant souligné que "l'Iran est un pays important de la région" et il a déclaré "espérer que l'Iran participera à la résolution" de la crise syrienne.

"Les discussions sur la participation (de tel ou tel pays) à ce groupe de contact en sont à un stade très préliminaires", a-t-il ajouté.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a estimé que le nouveau groupe de contact était "une idée très bonne" mais que les participants n'avaient pas été encore définis.

"Tout groupe de contact qui sera orienté vers l'action et qui conduira à des mesures pour stopper la violence sera bienvenu", a estimé le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi, qui participait à la même conférence de presse.

Selon des diplomates, le groupe pourrait inclure les Occidentaux et des puissances régionales comme la Turquie et l'Arabie saoudite, ainsi que la Russie et la Chine, deux alliés de Damas.

La participation de l'Iran, autre allié de Damas mais qui est engagé dans un bras de fer avec les Occidentaux sur son programme nucléaire, est plus controversée: Washington, Londres et Paris se sont déclarés opposés à l'inclusion de l'Iran.

Interrogée à ce propos, l'ambassadrice américaine à l'ONU Susan Rice a estimé que l'Iran "faisait partie du problème" en Syrie par son "soutien actif" au gouvernement syrien. Téhéran "n'a pas montré qu'il était prêt à contribuer de manière constructive à une solution pacifique" en Syrie, a-t-elle ajouté.

M. Ban a souligné que "la communauté internationale doit agir dès maintenant" pour faire respecter le plan Annan. Ce plan "reste au centre de nos efforts", a-t-il expliqué, mais la détérioration de la situation impose des "discussions sur la manière d'aller de l'avant". Il a estimé que le prochain sommet du G20 au Mexique en fournirait l'occasion.

"A la demande du Conseil de sécurité, je vais présenter bientôt une série d'options pour l'avenir", a-t-il ajouté.

"Ce n'est pas le plan qui est mort mais son application qui fait défaut", a souligné M. Annan en expliquant que le Conseil avait évoqué "ce qui doit être fait pour accélérer l'application (du plan) et les conséquences à tirer si le plan n'est pas appliqué".

Il a aussi souligné le danger d'un débordement de la crise syrienne vers les pays voisins. "La Syrie n'est pas la Libye, elle n'implosera pas, elle explosera au-delà de ses frontières", a-t-il expliqué.

avz/lor

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