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L'opposition appelle à des manifestations après un nouveau massacre en Syrie

07/06/2012 02:58 EDT | Actualisé 06/08/2012 05:12 EDT

Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a appelé à un deuil national et à intensifier les manifestations jeudi et vendredi pour protester contre un nouveau massacre de dizaines de personnes, dont des femmes et des enfants, à Al-Koubeir.

Ce massacre a été attribué par le CNS et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) au régime syrien qui a démenti.

Dans un communiqué, le CNS appelle la population à "deux jours de deuil (jeudi et vendredi) après le massacre mercredi de 80 personnes, dont 22 enfants et 20 femmes dans la localité d'Al-Koubeir par le régime criminel d'Assad".

Le CNS a aussi appelé le peuple syrien à "intensifier" les manifestations pour protester contre ce massacre.

Dans un premier temps, cette coalition avait rapporté la mort d'une centaine de personnes, dont des femmes et des enfants dans ce massacre.

Le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, a fait état de 87 morts dans ce massacre tout en soulignant que le bilan n'était pas définitif.

Le gouvernement syrien a démenti qu'un tel massacre ait eu lieu, accusant dans un communiqué "un groupe terroriste d'avoir commis un crime haineux dans la région de Hama qui a fait neuf victimes".

"Ce que quelques médias ont rapporté sur ce qui s'est passé à al-Koubeir, dans la région de Hama, est complètement faux", a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

Les Frères musulmans en Syrie ont dans le même temps accusé dans un communiqué le régime de Bachar al-Assad "d'avoir commis un nouveau massacre à Al-Koubeir, parmi lesquelles des enfants et des femmes".

"La communauté internationale dont les pays arabes et islamiques voisins ont une part de responsabilité dans la poursuite des massacres perpétrés par Assad et ses milices", a estimé la confrérie face à l'impuissance des grandes puissances à surmonter leurs divisions en vue d'une solution en Syrie.

Elle a averti que "le régime d'Assad et ses chabbiha poursuivront leurs actes tant que les civils désarmés ne trouveront pas le moyen de s'auto-défendre".

Le 25 mai, le massacre d'au moins 108 personnes, dont 49 enfants et 34 femmes, à Houla dans la province de Homs (centre) avait provoqué un tollé international. La rébellion et le régime se sont rejeté la responsabilité, alors qu'un haut responsable de l'ONU a dit que "de forts soupçons" pesaient sur les milices pro-régime.

bur/hj/tp

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