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Les Canadiens ont encore la tête aux Jeux Olympiques après les Jeux de Vancouver

07/06/2012 04:35 EDT | Actualisé 07/08/2012 05:12 EDT

Un nouveau sondage laisse croire que les Canadiens ont l'«esprit olympique» en prévision des Jeux de Londres cet été.

Lors d'un récent sondage La Presse Canadienne - Harris/Décima, les deux tiers des répondants savaient où les Jeux seront tenus cet été, et prévoyaient les suivre attentivement.

Selon la maison de sondage, l'enthousiasme est en partie dû à une lune de miel consécutive aux Jeux d'hiver à Vancouver en 2010.

Pour Patricia Thacker, vice-présidente d'Harris/Décima, les Canadiens ont toujours en tête les Jeux de 2010, et leur enthousiasme olympique est évident.

Le coup de sonde a été réalisé au téléphone auprès d'un peu plus de 1000 personnes du 24 au 27 mai; la marge d'erreur est de 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Les Jeux de Londres doivent débuter dans exactement 50 jours — la cérémonie d'ouverture aura lieu le 27 juillet.

Le sondage suggère que l'intensité de l'intérêt des Canadiens n'est pas aussi importante qu'elle ne l'était avant 2010. Deux répondants sur 10 envisagent de regarder la compétition «avec beaucoup d'attention», comparativement à trois sur 10 avant les J.O. de Vancouver.

Le Canada avait alors terminé en tête du classement pour le nombre de médailles d'or, avec 14, et en troisième place pour le nombre total de médailles. L'objectif canadien pour les Jeux d'été à Londres est plus modeste: il s'agit de se classer parmi les 12 pays les plus médaillés, parmi plus de 200 nations en compétition.

Sept personnes sur 10 estiment qu'il est important qu'Équipe Canada atteigne cette cible. L'appui en faveur de cet objectif est plus fort en Ontario, au Manitoba et en Saskatchewan. Au Québec, 71 pour cent des répondants sont aussi «fortement d'accord» ou «en partie d'accord» avec cette ambition olympique.

Soixante-dix pour cent des répondants sont également en faveur de l'utilisation des fonds publics pour financer le programme «À nous le podium», qui supervise les aspects compétitifs de la vie des athlètes entre les Jeux, et leur offre du financement en fonction de leur potentiel d'obtenir une médaille. Cet appui au financement public du programme est plus fort chez les personnes âgées de 18 à 54 ans, mais légèrement moindre chez les gens plus âgés.

Sur une base régionale, le Québec appuie le financement public d'«À nous le podium» dans une proportion de 74 pour cent, tous âges confondus.

La notoriété du programme est actuellement plus élevée et a pratiquement doublé depuis 2009, alors que moins du quart des personnes interrogées en avaient entendu parler. Seuls 23 pour cent des Canadiens sondés avaient alors dit connaître le nom du programme, une proportion qui a augmenté à 44 pour cent cette année.

Au dire de Mme Thacker, si le programme est plus connu, l'appui au financement public est cependant demeuré sensiblement le même.

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